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[MDD 1.28.6] Voyez : les faux désirs nous envahissent très vite par leur multiplicité et étouffent l'humilité ; ainsi l'orgueil devient maître et en même temps un fardeau pour l'être humain qui aimerait s'en débarrasser. Toutefois, vu qu'il est aveugle et sourd, il ne peut trouver l'appui qui lui est nécessaire et, dans sa fausse soif, il cherche tous les moyens d'aide imaginables que lui dicte son égoïsme aveugle, entassant ainsi fardeau sur fardeau ; et ce poids étouffe la vie de source divine, nous ramenant au rang de bêtes de la matière morte et d'appas pour la mort qui habite partout dans la matière : dans le feu et l'eau, dans l'air et dans la terre, laquelle est la mère de la chair, ce qui veut dire : de la mort ; car là où se trouve la chair se trouve également la mort. C'est pourquoi, nous mourrons tous dans notre chair.

[MDD 1.28.8] Vois : Molakim prit à nouveau la parole et dit : "Frères ! Vous connaissez les fonctions auxquelles je suis rattaché ! Ce n'est ni le peuple ni Hanoc qui ont contribué à ce que je suis devenu, mais vous tous qui êtes présents, - à l'exception de Farak, - vous qui m'avez demandé de mentir au peuple et à notre seigneur ; ce n'est qu'à vous que je pouvais découvrir mes cartes. A présent, je me débarrasse de tous mes mensonges en les jetant aux pieds de Farak et déclare ouvertement que si un Dieu devait venir du ciel, Il ne pourrait pas parler plus sagement que lui !

[MDD 1.28.12] J'étais un flatteur raffiné et ai commis davantage de mal que vous et Hanoc, malgré toute sa violence ; car, si je n'avais pas été là, il se serait depuis longtemps débarrassé de sa divinité que je l'avais amené à accepter par toutes sortes d'astuces avec le soutien de Nohad et de Thahirak ; car Hanoc m'avait confié en secret que sa divinité lui causait beaucoup d'angoisse et le tourmentait nuit et jour, surtout lorsqu'il se trouvait seul, et qu'il avait souvent maudit cette malencontreuse idée qu'Uvrak lui avait suggérée - mais qu'il ne pouvait songer à changer les choses à cause du peuple, - même si elles étaient devenues presque insoutenables pour lui.

[MDD 1.28.18] Vois, le discours d'Uvrahim donna de nouvelles forces à Thahirak, ainsi qu'à tous les autres qui avaient discouru avant Farak et prononcé des paroles pleines d'hypocrisie et d'égoïsme. Il commença aussi à parler, lui le pilier de tout mal qui s'arrogeait des droits divins, comme s'il détenait une puissance qui le plaçait au-dessus de Dieu, de Son éternelle et inviolable sainteté, de Sa justice, de Son amour, de Sa toute-puissance, comme s'il pouvait Le détruire et détruire avec Lui la création toute entière par la force d'un seul doigt ; car, ainsi qu'il l'affirmait souvent, il avait réussi à démasquer les menées du vieux Dieu et ne craignait pas de se mesurer à Sa force et d'engager un combat ouvert avec Sa toute-puissance ; par amour, Je ne voulus pas tirer la lourde épée de Ma colère contre un misérable ver de terre, - Moi, Celui qui n'a pas de fin, contre un rien, lequel n'est presque pas visible dans sa petitesse incommensurable face à Mon éternelle grandeur et à Ma puissance illimitée ; et il disait à tout venant que Ma faiblesse craignait sa force...

[MDD 1.29.4] Et vois, la force de la sagesse émanée de Dieu a rectifié la ligne courbe de ta vie ; c'est pourquoi il ne faut pas que tu te juges toi-même, mais que tu prolonges cette ligne en suivant la bonne direction, laquelle te mènera vers le Dieu véritable en toute obéissance et justice ; ne perds pas des yeux cette ligne de vie que Dieu corrigea pour toi, afin que tu ne quittes plus jamais le droit chemin ; et si tu devais constater quelque déviation de ce chemin-là, corrige-la aussitôt en demandant la grâce d'En-haut, laquelle te montrera le but élevé de ta vie dans toute sa lumière dans le royaume de l'amour éternel et de toute Vie qui en découle.

[MDD 1.29.9] Lorsque Farak eut également converti Hanoc tout aussi facilement que les autres, celui-ci se leva et, saisissant la puissante main de son frère, lui dit : "O frère, tu as bien parlé et agi sagement ; car là où une créature, est encore vivante existe aussi l'espoir d'obtenir amour et grâce d'En-haut, comme c'est le cas pour moi ; mais là où se trouve la mort, tout est fini. Maintenant, moi et le peuple sommes encore vivants - et tous les espoirs me sont permis de pouvoir réparer bien des torts. C'est pourquoi le veux guérir toutes les plaies que j'ai infligées à mes frères, et ceci en restant à tes côtés, toi qui, par ta vue intérieure des choses as pu m'éviter un grand malheur, à moi le méchant trompeur, ainsi qu'à mon pauvre peuple !"

[MDD 1.29.14] Vois, Lémec, un homme brutal, sombre, ambitieux et parjure, qui avait su par des arguments astucieux convaincre son entourage qu'il possédait les mêmes droits au pouvoir que ses frères, se mit intérieurement en colère contre ces vieilles coutumes de succession au trône. Secondé par une bande de méchants qui lui ressemblaient, il convoqua une assemblée de traîtres en vue de s'emparer du pouvoir ; car Metuschaël venait de mourir, et son fils Hail allait lui succéder, et Lémec voulait sonder le terrain avec ses complices en vue de réaliser ses plans maléfiques.

[MDD 1.29.20] Vois : c'est dans l'humilité que tu as obtenu ce don, et c'est dans cette même humilité que tu pourras le conserver pour en faire cadeau à tous tes frères.

[MDD 1.30.4] Vois : la réaction rapide et bienveillante de Lémec plut aux délégués du peuple qui dirent alors : "Voyez, voyez, et écoutez bien ! Huhuhorah ! (ce qui signifie : il existe encore un juste roi !) Puisqu'il est sage, qu'il soit notre roi !"

[MDD 1.30.5] Là-dessus, ils se levèrent tous et, escortés de Lémec, partirent vers la forêt des hyènes et des tigres. Ils trouvèrent bientôt le lieu d'horreur souillé de sang, s'affligèrent et pleurèrent sur cette place, puis rassemblèrent les lambeaux de vêtements éparpillés pour en faire le triste objet de leur vénération.

[MDD 1.30.6] Après avoir terminé leur besogne et réuni les quelques reliques sans valeur des deux frères, ils quittèrent le théâtre du drame et, pleins d'amertume, s'enfoncèrent dans la forêt à la recherche de l'exécrable hyène par bandes de cent, séparés les uns des autres d'une trentaine de bras tendus ; vois, il ne virent aucun animal et encore moins d'hyène. Ils dirent : "Cette sale bête s'est certainement enfuie dans les montagnes ! Courage ! Bien que depuis Caïn aucun mortel ne se soit aventuré à poser son pied sur une montagne, nous allons cette fois-ci agir en protagonistes ; car nous avons une bonne raison de le faire et aucun Dieu ne désapprouvera cette initiative, vu que c'est notre bon droit de punir ces bêtes infâmes et voraces. C'est pourquoi nous nous disons une fois de plus : courage ! Et dussions nous en périr !"

[MDD 1.30.9] "Que comptez-vous obtenir par ces absurdités ? Voyez : vous cassez vos gourdins et les faites voler en éclats contre cette paroi morte, dure et invincible et rendez glissant le chemin du retour avec votre salive ! Et si en rentrant nous rencontrons des hyènes, des tigres, des lions, des ours et de grands serpents, comment allons-nous nous défendre ? Si le vieux Dieu a mis ici un terme à notre vengeance aveugle et stérile, Il peut facilement en placer un autre beaucoup plus effroyable sur le chemin du retour ! Par conséquent, rendez-vous compte qu'il n'est pas bon de se quereller avec le Vieux, car Il pourrait rendre vivants les arbres et les pierres s'Il avait trop peu d'animaux pour nous tuer à cause de notre folie et de notre désobéissance, vu que nous avons foulé la montagne malgré les ordres sévères de Caïn, d'Hanoc et de Farak, lui le plus sage de tous et le plus juste. Qui sait si au-dessus de cette paroi n'habitent pas des êtres plus élevés que nous et dont notre peuple pourrait avoir encore quelque faible souvenance ; car ces montagnes ne sont pas là pour rien ! Si un seul de ces êtres nous apercevait, que ferions-nous, nous autres moucherons, en face d'un géant de Dieu ? C'est pourquoi, retournons sur nos pas pendant qu'il fait encore jour afin de ne pas périr dans la malédiction de la nuit, laquelle fut de tous temps notre ennemie ; le jour n'est pas non plus un bienfait pour nous, mais il ne présente toutefois pas les mêmes dangers que la nuit. Je pense que nous ferons bien d'agir selon mon conseil de prudence. Amen."

[MDD 1.30.11] Vois : Seth leur parla d'une voix ferme, car il appartenait encore aux humains qui connaissaient le langage propre à toutes les créatures. Il leur dit : "Ecoutez, rudes enfants de Caïn, le fratricide, qui avez totalement oublié le Seigneur ! Quelle punition veut-Il vous infliger, Lui qui est mon Dieu et celui d'Adam - lequel vit encore et est le père de tous les habitants des hauteurs - pour que vous ayez été poussés pour votre perte dans nos bras puissants ? O vous, couvée de serpents, de quoi avez-vous l’air ?! O vous, nourriture d'hyènes, dites ce que vous voulez ici, en ce saint lieu ? - Que cherchez-vous dans cet endroit qui vous est sévèrement interdit ? Retirez-vous d'ici pour tomber tous dans le gouffre du châtiment qui vous menace, c'est-à-dire dans celui de la mort à laquelle vous n'échapperez pas, - sinon cette paroi rocheuse vous ensevelira pour l'éternité !"

[MDD 1.31.2] Vous l'avez entendu mentionner l'hyène mille fois hyène que nous connaissons bien ; vous avez également ouï son avertissement d'une vengeance répétée soixante-dix-sept fois et finalement son extraordinaire discours nous menaçant de punition par des colonnes de feu.

[MDD 1.31.5] Car le géant de la paroi rocheuse nous parla ainsi : "Ne vous préoccupez pas d'Hanoc, mais plutôt de vous-mêmes : regardez vers Dieu, qui est un fidèle Sauveur de ceux qui ne Le quittent jamais des yeux, dans la joie comme dans la détresse !", une détresse qui a certainement atteint pour nous son point culminant.

[MDD 1.31.6] C’est pourquoi, frères, vous qui êtes assoiffés de justice autant que moi, confiez-vous à Dieu, que le géant de la montagne nous a fait connaître de façon la plus explicite, et agissons plutôt aujourd'hui que demain, car demain pourrait être déjà trop tard ; c'est pourquoi : courage ! Fions nous à Dieu, et nous pourrons déjà saluer le soleil demain sur la montagne lointaine ! Hâtez-vous et allez quérir les vôtres et ce qui vous appartient, c'est-à-dire, vos fruits et vos animaux. Dans trois mille instants nous nous retrouvons tous ici, dûment armés de gourdins, amen !"

[MDD 1.31.7] Et vois : toute la troupe répondit "amen" à ces paroles ; et en deux heures, tous étaient prêts à partir, et c'était la deuxième heure après minuit. Lorsque Méduhed eut compté tous les anciens et vit qu'ils étaient au complet, il remercia Dieu et s'enfuit à la tête de la grande troupe formée de dix mille hommes et de vingt mille femmes qui se déplaçaient sur autant de chameaux ou de grands ânes.

[MDD 1.31.9] Là, ils firent paître leurs bêtes pendant deux heures et se reposèrent, puis mangèrent les fruits qu'ils avaient emportés ; alors, Méduhed les invita à remercier Dieu pour un si merveilleux sauvetage. Inspiré par l'Esprit, il fit quelque pas en avant, escorté de dix hommes ; aux yeux de son escorte, il tomba à terre et s'embrasa pour Dieu. Dans la lumière de son amour, il s'aperçut que son cœur abritait encore beaucoup de méchanceté, et il se mit à pleurer et à se lamenter en repentir de ses grandes fautes.

[MDD 1.31.10] Et lorsque Je vis qu'il s'était tourné sérieusement vers Moi, J'écrivis distinctement en lettres de feu les paroles suivantes dans son cœur : "Méduhed, relève-toi, face à Ma grande miséricorde ! Tu es sauvé avec tous ceux qui t'ont suivi jusqu'ici, émus par ton amour charitable. Toutefois, vous ne pouvez ni ne devez demeurer longtemps là, et encore moins vous y établir. Vois cette étroite vallée qui s'étire vers l'orient et le petite fleuve qui y coule ; tu le longeras avec ta troupe pendant soixante-dix jours, et lorsque vous arriverez vers de grandes eaux où l'horizon se perd, reposez-vous là-bas pendant soixante-dix jours aussi. Alors, comme aujourd'hui, reviens vers Moi dans ton cœur et Je te montrerai le chemin à suivre qui te mènera sur les eaux vers un grand pays lointain ; là-bas, sans verser de sang, vous serez en sûreté devant toutes les embûches de la cruauté de Lémec, le fratricide. Lorsque vous aurez faim, mangez de tous les fruits que vous trouverez en chemin en grandes quantités, et buvez la bonne eau du fleuve, lequel vous indiquera votre chemin jusqu'aux grandes eaux. Et souvenez-vous tous comme aujourd'hui de votre grand Dieu auquel chaque entité est soumise, et sachez qu'il y a un peuple sur la terre pour lequel Je suis un Père saint et plein d'amour !

[MDD 1.31.13] Alors, après soixante-dix jours de voyage, Méduhed arriva comme prévu au bord des grandes eaux que vous nommez aujourd'hui "océan pacifique", aux rives en partie jaunâtres, mais dans leurs profondeurs d'un bleu lumineux, grâce au mélange des couleurs du sel de cuivre dont le fond de l'océan est richement pourvu et des rayons du soleil qui s'y brisent. Méduhed s'installa donc avec sa troupe le long des rives, dans une région pourvue de bons fruits en abondance laquelle était justement celle que J'avais eu l'intention de leur donner.

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