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[MDD 1.25.1] Vois : Abel disparut, et Athéope mangea des fruits, parfaitement heureux pour la première fois de sa vie ; et il fit exactement ce qui lui fut ordonné.

[MDD 1.25.2] Et c'est ainsi que sa dernière descendance peupla toutes les petites terres des grandes eaux jusqu'à l'époque actuelle ; et après la grande extermination de la couvée du serpent par le déluge envoyé des cieux, elle peupla également les terres fermes de vaste étendue que vous nommez aujourd'hui "Afrique" et "Australie". Sa race ne fut pas exterminée par le déluge et est encore la même actuellement, pendant cette dernière époque, en témoignage des actes d'horreur des temps passés et des temps présents qui eurent lieu parmi Mes enfants et ceux d'Hanoc.

[MDD 1.25.3] Vois, Athéope vit encore corporellement et spirituellement de nos jours, caché sur une petite terre au milieu des grandes eaux, en tant qu'observateur de vos actes et de votre conduite, et aucun mortel ne le découvrira jamais.

[MDD 1.25.4] Et vois : il mangea et but des fruits de toutes sortes, et engendra sept cents enfants pendant mille ans. Ensuite, il fut régénéré par Moi et ne mangea ni ne but jamais plus, car il fut rassasié pour l'éternité par Mon amour, lequel est le meilleur de tous les repas. Car qui est rassasié par lui ne verra, ne goûtera ni n'éprouvera jamais la mort ; il n'aura plus jamais faim de quoi que ce soit, ni plus jamais soif d'une quelconque boisson. Et sa mort sera une sortie vivante de la vie vers la Vie, dans la vie de la Vie du Vivant, et à travers le Vivant que Je suis Moi-même.

[MDD 1.25.7] Il fut témoin de Ma naissance et de Ma nouvelle création par la plus grande de toutes Mes œuvres, à savoir l'œuvre de la rédemption. Il restera ainsi conservé jusqu'au complet établissement de Ma ville sainte, - lequel commence justement à se produire - où il sera accueilli comme fidèle gardien de seuil ; car, à part Moi, personne ne connaît le Serpent mieux que lui, vu qu'il a eu plus que tout autre maille à partir avec lui.

[MDD 1.26.2] Vois : Hanoc s'était choisi la plus belle femme, ainsi que deux concubines, et s'adonna avec elles à une prostitution effrénée. Sa raison s'en obscurcit tant qu'il oublia complètement de s'occuper de son gouvernement ; et les quelques pensées dont il était encore capable étaient uniquement concentrées sur la bonne chère, le faste, les beaux habits et la fornication.

[MDD 1.26.3] Il lui suffisait que ses sujets lui apportent de bons et de nombreux plats de fruits de toutes sortes, beaucoup de clinquant devant sa demeure et une quantité d'habits douillets tissés avec les herbes les plus délicates qui poussaient au pied des montagne ; alors, il était pleinement satisfait et laissait loi et gouvernement être ce qu'ils étaient.

[MDD 1.26.6] Vois : le Serpent eut là un véritable trait de génie, ainsi que vous le dites ! Car maintenant, les parents commencèrent à garder leurs filles à la maison et à leur accorder toute leur attention, afin qu'elles deviennent suffisamment délicates et belles, dans l'espoir d'accéder un jour peut-être à une existence libre. Et une telle beauté n'accordait bien sûr plus aucune attention à un homme simple, car elle se sentait destinée au prince.

[MDD 1.26.7] Mais qu'arriva-t-il par cette tromperie réciproque ? Rien d'autre que le pire que vous puissiez vous représenter, à savoir : finalement, ce furent les serviteurs qui s'emparèrent par ruse du pouvoir en convainquant Hanoc avec une astuce des plus raffinée qu'il n'était plus un prince, mais le dieu de son peuple et qu'il serait dégradant pour son infinie grandeur et son inexprimable splendeur de donner des lois à des vermisseaux terrestres ; par conséquent, en considération de sa sublime sainteté, ils voulaient bien s'occuper de cette affaire avilissante ; ainsi, Hanoc n'aurait rien d'autre à faire que de manifester par un signe sa satisfaction ou sa désapprobation et de leur accorder l'immense grâce d'accepter les trésors qu'ils rassembleraient pour lui en grande quantité.

[MDD 1.26.8] De plus, ils ne devrait se montrer qu'une fois par an à son peuple, lequel devra tomber à terre devant lui et l'adorer dans la poussière : et s'il voulait témoigner une grâce particulière à l'un de ces vermisseaux, le prince lui assénerait un fort coup de son pied sacré sur la tête.

[MDD 1.26.15] Vois : chacune de ces villes fut exactement bâtie selon le modèle de la cité d'Hanoc ; au centre de chacune fut érigé un château élevé, semblable à la haute demeure du prince, et entouré de remparts et de fossés. N'oublie pas que les êtres humains d'autrefois n'avaient pas d'outils de travail tels que crampons, bêches, houes et pioches ; aussi fallait-il qu'ils utilisent leurs mains et leurs doigts pour creuser la terre, comme les taupes !

[MDD 1.27.4] Alors, les dix répondirent : "O dieu de parfaite justice ! Pense à ce qui est possible et à ce qui est impossible ! (N.B. Fallait-il donc que le dieu le plus sage, le plus puissant et le plus juste se fasse instruire des choses possibles ou impossibles par ses serviteurs ?!) Vois : premièrement, ils tomberaient sur toi et sur nous en grand nombre et nous anéantiraient tous si nous nous mettions à assommer un seul d'entre eux ; deuxièmement, souviens-toi du récipient placé au-dessus des étoiles dont Caïn nous a souvent parlé. Si nous commençons à commettre des horreurs, que nous arrivera-t-il ? (NB : ainsi le grand et puissant dieu avait encore peur du vieux Dieu ?)

[MDD 1.27.5] Vois : Hanoc leur parla de la sorte : "Ecoutez bien mes puissantes paroles qui vont vous faire connaître ma volonté : que chacun de vous, mes dix serviteurs les plus fidèles, aille occuper une des dix villes ; qu'il y règne en mon nom, fasse des lois selon les justes critères et veille minutieusement et sévèrement à leur stricte observation ! Si l'un de vous se relâchait dans son juste zèle, j'établirais sur lui le plus fidèle et diligent d'entre vous. Je vous reconnaîtrai selon les fruits que vous récolterez ! Le premier qui m'apportera les dons correspondant à la juste estimation de ma sainte majesté sera aussi le premier à récolter les louanges de la justice ; et j'accepterai le peu qu'il m'apportera comme si ce peu était beaucoup ; toutefois, ceux qui viendront plus tard devront m'apporter beaucoup, et je le prendrai comme si c'était peu, vu que je pourrai mesurer ainsi leur paresse ou leur activité et leur accorder ensuite soit des louanges, soit un juste blâme ; quant au dernier, il sera remis au premier, afin qu'il s'améliore en zèle et en sévérité dans sa conception des justes choses. Car une sévère justice est l'unique fondement du royaume que nous possédons en propre.

[MDD 1.27.8] (NB : De telles réflexions à Mon sujet et de bien pires encore, Me parviennent de nos jours de la part de centaines de milliers d'humains qui cachent leur véritable sottise sous le couvert d'une raison totalement obscurcie et la déposent sur Mon trône, s'adorant ainsi eux-mêmes ; à présent, ils ne se nomment plus "dieux", car ce nom est trop ordinaire et quelque peu niais -, mais "philosophes", "savants humanistes", ou encore "professeurs" et "docteurs" de toutes sortes. Ceux-ci, de la pire espèce, veulent même Me contraindre à fréquenter tout d'abord leurs écoles avant de prétendre être un Dieu pour les super-professeurs de cette grande époque de lumière ; et Moi, Je te dis qu'un ver de terre possède davantage de raison qu'eux, bien qu'il ne soit pourvu que d'un seul sens. Et Je te dis encore que tous ces gens-là feront sous peu de bien gros yeux -, tout en continuant à ne pas voir davantage qu'une taupe et à ne pas mieux entendre qu'un poisson dans l'eau, vu que celui-là n'a ni voix ni ouïe.

[MDD 1.27.9] Vois, tout cela était véritablement de l'eau au moulin des dix princes, car Hanoc avait devancé leurs désirs les plus secrets en leur donnant ce sévère commandement. Maintenant, ils étaient autorisés à faire toutes les folies imaginables et à tromper le peuple et leur stupide dieu.

[MDD 1.27.14] Vois : lorsque Kad eut terminé son discours, Kahrak (le maître des prostituées) se leva et prit la parole : "Frères, s'il en est ainsi, la victoire est à nous ! En ce qui me concerne, j'approuve tout à fait ce que Kad vient de dire. Nous serions encore plus fous qu'Hanoc si, puissants tels que nous sommes, nous devrions l'entretenir pour nourrir sa folie et l'engraisser par-dessus le marché afin de l'exciter encore plus à coucher avec les plus belles de nos femmes ; et, ainsi que vous le savez, dès qu'elles ont cessé de lui plaire, nous devons considérer comme une grâce extraordinaire de recevoir en cadeau ce dont il ne veut plus ! Je crois bien que nous allons garder les plus belles pour nous-mêmes ! Nous donnerons les moins jolies à nos serviteurs ; celles qui restent deviendront la propriété de nos sujets, et Hanoc le sanguinaire pourra corrompre ses propres filles et en goûter la honte ; qu'il devienne maigre comme les jambes du bélier, mange avec les veaux et boive avec les oiseaux ! Pourquoi ne devrions-nous pas lui réserver le sort qu'il fit subir à notre père ? Ne s'est-il pas permis des choses que même notre père Caïn n'aurait pas osé imaginer, lui qui dut fuir alors qu'il était autant son père que le nôtre ? Et voyez, pour nous, il n'est qu'un frère des plus stupides : pourquoi ne devrions-nous pas le rétribuer pour la fuite de Caïn ? - C'est là mon opinion et je pense qu'elle serait avantageuse pour chacun de nous ; pour ma part, j'agirai vis-à-vis de l'ancien Dieu comme Kad l'a justement et sagement démontré."

[MDD 1.27.15] Tous donnèrent unanimement leur assentiment au discours de Kahrak ; sur ce, Nohad (le trompeur) se leva et dit : "Vous connaissez la fonction et l'emploi que j'occupe selon la volonté d'Hanoc et auxquels je préside avec toute la fidélité, le zèle et la diligence nécessaires ! Pourtant, je vous le demande, qu'ai-je gagné après une si longue période de travail ? Chacun de vous sera d'accord si je déclare : moins que rien ! Ce qui signifie que j'ai aidé le plus grand trompeur à tromper et, par conséquent, ai été un trompeur trompé ; je fus forcé de feindre un genre de vie restreint devant le peuple à cause de la stupide hypocrisie d'Hanoc et de refuser chaque joyeuse jouissance, vu ma fonction de sévère gardien de la loi ; tout cela ne m'a rapporté ni louanges, ni récompense dont j'aurais pu bénéficier en secret pour avoir appliqué les sanctions exigées par son incompréhensible folie, mais bien au contraire, j'ai dû supporter les pires blâmes et des menaces de toutes sortes de sa part. Vous autres n'avez pas connu ces difficultés et avez pu faire bien des choses selon votre bon plaisir, ce qui me fut toujours refusé, vu que j'étais l'exécuteur légitime de sa plus grande folie. Je devais réaliser et faire réaliser ses désirs les plus fous et les plus exécrables avec la plus grande précision et leur donner une apparence de légitimité sous le couvert de mon hypocrisie, ce qui était mon fort ; il en résultait que, en ma qualité de trompeur légitime, je devais nécessairement me faire tromper en retour, à cause de la légitimité de mes tromperies, et ceci de triple façon : d'abord par Hanoc, à cause du droit établi, puis par moi-même, à cause du peuple, et finalement par le peuple et par vous tous à cause d'Hanoc. Je pense qu'après m'être ainsi arraché mon masque mensonger devant vous, je vous aie suffisamment démontré les raisons de mon absolu mécontentement. Et maintenant, jugez vous-mêmes s'il y a encore en moi quelque chose de trompeur alors que, motivé par l'ingratitude d'Hanoc à mon égard, je me débarrasse de cette triple tromperie et la lui jette à la face en la révélant au peuple. Il pourra alors constater où le mène sa divinité et lui courir après comme un boiteux derrière un cerf. Par conséquent, je vais suivre les bons conseils de Kad et me tenir exactement aux directives de Kahrak ; mes déclarations seront inoffensives à ses yeux et le trot de mes chameaux n'incommodera pas ses oreilles. C'est pourquoi je prends possession de la ville qui porte mon nom !"

[MDD 1.27.17] Ensuite, ce fut Huid (le méchant) qui se leva et sa voix puissante produisit l'effet d'un éclair dans l'assemblée de ces méchants, car il parlait avec beaucoup de violence : "Ecoutez-moi bien, frères et fils de Caïn, le proscrit, et retenez la grande signification de chacune de mes paroles !

[MDD 1.27.20] Comme nous étions encore ses serviteurs, il fallait que nous soyons nous-mêmes cruels, afin d'éviter tout soupçon. Mais maintenant que les villes sont bâties, le peuple réparti comme il se doit, la force est nôtre, et en plus, nous reconnaissons à nouveau le vieux Dieu et Lui offrirons le sacrifice promis. Qu'avons-nous besoin de plus ? Si le peuple nous a obéi alors que nous le maltraitions, il ne nous sera certainement pas infidèle si nous voulons guérir ses plaies et lui donner des lois plus sages et plus clémentes que celles inspirées par la plus affreuse des cruautés. Voyez on m'appelle le méchant, mais j'aimerais vous poser une question : qui est vraiment le plus méchant, de moi, d'Hanoc ou du serpent de Caïn ? Je pense qu'Hanoc est le maître de toute méchanceté et que le serpent a placé son entière couvée dans son cœur, - car autrement, une telle cruauté entre frères serait impossible !

[MDD 1.27.36] Vois : lorsque Farak eut terminé son discours, les autres restèrent figés et ne purent prononcer une seule parole d'excuse. Presque tous pensaient en leur for intérieur : "Il doit nous avoir secrètement devancés dans notre intention de reprendre contact avec le vieux Dieu ; car comment pourrait-il autrement percevoir aussi clairement tout ce qui se passe en nous ? Et qui pourra bien lui tenir tête ? S'il existait une possibilité de l'anéantir, cela ne serait pas un problème. Mais, telles que les choses se présentent, qui pourrait bien résister à sa puissance ? Avant d'avoir levé la main contre lui, il nous aurait déjà détruits. C'est pourquoi, le mieux est d'attendre pour voir comment les choses tourneront et nous verrons bien ce qu'il nous restera à faire."

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