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[GEJ 10.237.11] Cher ami merveilleux, j'ai beau réfléchir là-dessus, je ne parviens pas à trouver tout à fait convenable qu'une divinité parfaitement sage et toute-puissante permette que l'éducation des êtres humains soient ainsi délaissée ! Les lois peuvent certes être fort sages, mais à quoi bon, si le commun des hommes ne parvient jamais à les connaître vraiment ?

[GEJ 10.237.13] À mon avis, il faudrait introduire cela chez tous les autres peuples ; mais, au lieu de cela, la religion comme l'État laisse souvent les peuples devenir plus sauvages que les bêtes, ensuite de quoi ils ne peuvent guère que suivre leurs passions et, au lieu de s'amender, devenir toujours plus mauvais et plus ignorants, et par suite commettre des péchés et des crimes sans nombre. Et, lorsque cette façon de vivre parvient à son comble, c'est alors que les punitions arrivent d'en haut comme d'en bas, et que les peuples sont anéantis avec leurs cités. Vraiment, je ne suis pas d'accord avec celle façon d'éduquer les hommes !

[GEJ 10.237.15] Ainsi, lorsqu'un nouveau peuple voit le jour, il doit se remettre à bâtir de nouvelles demeures et à cultiver la terre, et ces tâches ne lui laissent aucun repos, il est sans cesse menacé d'en haut comme d'en bas par toutes sortes d'ennemis, si bien qu'il ne peut jamais développer tout à fait ses vertus et des mœurs vraiment pures.

[GEJ 10.237.16] Nous qui, dans ce village, sommes pour la plupart de vieux soldats romains, nous nous sommes développés autant qu'il est possible à un être humain et avons éduqué nos enfants de telle sorte qu'ils continueront de vivre à notre manière pendant plusieurs siècles peut-être, pour peu que l'on nous garantisse que notre petit morceau de terre ne sera pas menacé et détruit par quelque ennemi - ce que la divinité toute-puissante pourrait certes empêcher si elle le voulait, mais elle ne l'empêchera certainement pas !

[GEJ 10.238.5] Si ces villes et leurs habitants étaient restés pareils à vous, Dieu ne leur aurait pas envoyé d'ennemis, mais les aurait préservés. Et, s'ils ont été anéantis, c'était afin d'éviter que le fléau de leur paresse ne finît par corrompre toute la population de cette terre.

[GEJ 10.238.6] Mais la divinité n'a à aucun moment laissé ces peuples manquer de sages maîtres, qui ont d'ailleurs sauvé beaucoup de gens de bien qui vivaient dans ces villes ; mais ceux qui étaient trop paresseux ont été balayés avec leurs demeures.

[GEJ 10.238.11] Je dis : « Mon ami, celui qui voit clairement l'essentiel comprendra aussi à coup sûr l'accessoire ! Mais nous en reparlerons demain, car ce n'est pas le moment à présent : les Pharisiens ont de nouveau l'oreille collée au mur, et ils nous soupçonnent, toi et Moi, d'être des sages. Nous aurons déjà bien assez de peine avec eux demain, aussi, contente-toi pour l'heure de Me parler de choses indifférentes, et nous en discuterons ensemble. »

[GEJ 10.239.4] En Égypte, comme je l'ai déjà observé, aucun animal n'échappait à sa gloutonnerie, et il mangeait toutes les espèces d'oiseaux de l'air, d'animaux terrestres et d'animaux marins, tandis que les anciens Israélites, comme les anciens Égyptiens, ne consommaient que la chair des vaches, veaux, bœufs et béliers, celle des poules, des agneaux et des chèvres, quelques espèces des meilleurs poissons, du pain et du vin, et ils demeuraient ainsi en parfaite santé. Et si les anciens Égyptiens comme les anciens Hébreux avaient su préparer la chair du porc comme nous avons appris à le faire, nous, Romains, pour qu'elle ne nuise pas à la santé du corps - de même que la chair de diverses autres bêtes comme le cerf, le chevreuil, la gazelle et le lièvre -, ils seraient restés aussi sains que nous.

[GEJ 10.240.1] Je dis : « Très précisément celui que tu viens de formuler ! Ce qui entre par la bouche, si cela est frais et bien préparé, ne rend pas l'homme impur et, s'il en use modérément, ne nuit pas à sa santé ; seule la chair des animaux étouffés, comme c'est l'usage chez beaucoup de païens, ne doit pas être consommée, parce qu'il y a dans le sang des animaux certains esprits naturels immatures qui sont comme un poison pour la nature humaine ; ils rendent donc impur le sang de l'homme, qui ne tarde pas à tomber malade et devient incapable de vaquer a ses affaires.

[GEJ 10.240.2] Par exemple, le vin, lorsqu'il a fini de fermenter et s'est débarrassé de toute impureté, est hautement recommandable à tout homme pour fortifier son corps, tant intérieurement qu'extérieurement. Mais si l'on boit le nouveau moût dont les esprits naturels impurs ne se sont pas encore échappés par la fermentation, cela est dommageable à l'homme ; il ne faut donc boire qu'un vin vieilli et pur, et ne pas toucher au moût jusqu'à ce qu'il soit bien purifié et qu'il ait au moins deux ou trois ans.

[GEJ 10.240.4] Comme Je l'ai dit, Moïse a apporté beaucoup de sagesse, surtout à la tribu de Lévi, qui l'entourait sans cesse ; mais il a laissé les autres tribus dans une certaine barbarie et a parfois même été un maître tyrannique, quand la divinité ne lui avait pas spécialement commandé cela, et c'est pourquoi il a été rappelé à l'ordre un certain nombre de fois.

[GEJ 10.241.1] L'aubergiste : « Ah, Maître merveilleux, la brève réponse que Tu viens de faire à ma longue question m'a paru plus compréhensible que la précédente ; mais je dois me souvenir là d'un proverbe des anciens sages qui dit qu'il n'est rien de parfait sous le soleil, que tout ce que l'homme vit, sait et connaît n'est qu'un ouvrage décousu, et que même celui qui, par son zèle, a beaucoup appris, devra finalement reconnaître que l'homme, même s'il a tout vu, tout appris et tout vécu, ne devient vraiment sage que lorsqu'il en vient à comprendre qu'en vérité il ne sait rien - car seul un esprit divin sait tout, et l'homme ne sait que ce que cet esprit veut bien lui apprendre en l'inspirant de quelque manière.

[GEJ 10.241.2] Mais il y a aussi que la vie est bien trop changeante et bien trop courte pour que l'homme puisse parachever son savoir. Lorsqu'il est encore jeune et fort, il est le siège de toutes sortes de passions bonnes ou mauvaises auxquelles il s'adonne, ce qui l'empêche généralement de s'élever vers la lumière supérieure de l'esprit divin ; et il n'y a là peut-être qu'une exception sur mille. Puis l'homme vieillit, et ses pensées deviennent un peu meilleures ; mais alors, il devient souvent maladif, fatigué et paresseux, et s'en tient aux lois extérieures et aux formalités, oubliant là-dedans l'esprit divin. Si tout va bien, il atteint l'âge de soixante, soixante-dix ou même quatre-vingts ans ; mais, sur ses vieux jours, il pense certes à la mort, mais il est sans force et sans courage, et souvent plus guère capable de s'occuper intensément de l'esprit divin.

[GEJ 10.241.3] La vraie sagesse ne se porte donc jamais très bien parmi les hommes, pour les trois raisons que j'ai dites. Ah, si un homme pouvait vivre au moins trois cents ans en pleine possession de sa force, cela irait assurément beaucoup mieux qu'à présent pour la vraie sagesse ; mais, dans son bref temps de vie, l'homme ne peut que grappiller ici et là, et, faute de temps, il ne peut jamais rassembler en un tout cohérent ce qu'il a récolté.

[GEJ 10.241.5] Moi qui suis un guerrier, j'ai parcouru bien des pays de la terre sans jamais voir la fin de quoi que ce soit, et sans même rien comprendre à tout ce que j'ai vu. J'ai certes accumulé dans ma mémoire beaucoup d'expériences vécues et d'images, mais à quoi bon, si je ne comprends pas ce qu'elles sont, ce qui les a produites et à quoi elles servent ?

[GEJ 10.241.6] Les hommes savent d'expérience que certains fruits sont bons à manger, qu'il y a dans certaines plantes une vertu curative, que l'herbe sert à nourrir les animaux que nous nommons herbivores, que le bois est utile pour faire du feu ainsi que pour bâtir des maisons et des huttes ; mais, pour la plupart, ils n'en savent guère davantage ! Ainsi, les hommes m'apparaissent toujours comme les plus à plaindre de toutes les créatures d'un Dieu tout-puissant, qu'ils vivent dans les plus noires ténèbres de la superstition ou qu'ils soient les sages les plus célébrés de la terre, puisque, tous autant qu'ils sont, ils ne savent pas vraiment pourquoi ils ont été mis sur cette terre à leur insu et sans l'avoir souhaité - et Toi, Maître merveilleux d'une sagesse extrême, Tu ne me donneras sans doute pas tort !

[GEJ 10.243.1] L'aubergiste répondit : « J'ai déjà entendu parler de cet homme, et je me réjouirais fort s'il venait chez moi ; car, si c'est un sage qui connaît mieux que nous toutes choses, j'ai beaucoup à apprendre de lui ; et s'il ne l'est pas, je l'écouterai, puis le laisserai repartir comme il était venu, en lui disant tout au plus : Ami, si tu n'es pas plus sage que cela, tu peux rester chez toi avec ta doctrine et gagner honnêtement ton pain par le travail de tes mains ! Mais, à ce que j'ai entendu dire, ton Galiléen, bien que Juif, serait extraordinairement sage et capable de faire des miracles, et je serais fort heureux s'il venait chez moi.

[GEJ 10.243.8] Au reste, il est possible qu'il soit véritablement un grand prophète nouvellement apparu, car il est arrivé maintes fois chez les Juifs que Dieu éveille l'esprit d'hommes qui devaient annoncer au peuple ce qui l'attendait s'il négligeait les lois divines. De même, il a été promis au peuple, s'il revenait à l'ancien Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, que Dieu enverrait un jour, surtout au peuple juif, un Messie qui le délivrerait de toute servitude et de toute détresse.

[GEJ 10.244.2] Car, à ma connaissance, beaucoup des choses qu'ils avaient annoncées à votre sujet se sont accomplies, et vous devez vous attendre à ce que bien d'autres s'accomplissent encore. Car, pour vous, le culte divin ne consiste qu'à posséder un temple bien fourni en objets précieux de toute sorte, avec un autel des sacrifices et un prétendu saint des saints qui renfermerait la prétendue Arche d'alliance, censée dater du temps de Moïse et d'Aaron, alors que vous avez ôté l'ancienne arche pour en mettre une nouvelle dont beaucoup de Romains savent qu'elle est sans pouvoir ni effet. Moi qui suis un Romain ami de la vérité, je te le demande : pourquoi, au lieu de vous en tenir à la vérité, trompez-vous le peuple et lui mentez-vous, le jetant de force dans les ténèbres de la superstition, alors que vous croyez pas vous-mêmes un iota de ce que vous enseignez au peuple ?

[GEJ 10.244.3] N'eût-il pas été plus raisonnable à vous, quand vous avez compris que l'ancienne arche avait perdu son pouvoir, de dire au peuple : "A cause de nos nombreux péchés, notre Dieu nous a retiré sa grâce ; faisons tous pénitence et prions Dieu jusqu'a ce que, dans Sa miséricorde, Il nous prenne à nouveau en pitié !" ? Mais ce n'est pas ce que vous avez fait ; pour l'amour de la bonne vie et des honneurs mondains, vous avez préféré tromper le peuple plutôt que de revenir à votre Dieu avec lui !

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