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[MDD 1.32.6] Et vois, en peu de temps, Je relevai un peuple dont la descendance est encore présente à l'heure actuelle ; où ? - Cela, nous le verrons un peu plus tard ! Alors, lorsque leurs cœurs furent bien préparés, Je fis retentir pour eux, par la bouche de Méduhed, un grand chant plein de sagesse et d'amour, lequel fut immédiatement noté et qui existe encore aujourd'hui. - Où ? - cela aussi, vous l'apprendrez plus tard. Ce chant était ainsi conçu : Ecoutez bien, enfants tardifs de Ma grâce : / Je vous invite tous à un grand repas. / Approchez, cœurs fidèles, venez auprès de Moi, / Louez joyeusement Mon nom selon la coutume / Que le pieux Méduhed fidèlement vous enseigna ; / Car lui le premier tourna son cœur vers Moi. / Prenez tous en exemple cet homme pur et bon, / Regardez ses yeux, sa bouche, ses oreilles, et, sur son menton / Sa douce barbe blanche, signe de sagesse ; / Devenez comme lui dans tous vos faits et gestes / Si vous voulez être un jour Mes chers et fidèles enfants / Libérés de tout le mal pernicieux du Serpent. / Voyez : Je purifierai bientôt la terre de son abomination ; / Et en vain les pécheurs chercheront Mon amour. / Je vous cacherai en de hautes contrées / Et de Ma colère délierai les liens pesants. / Alors, toutes les races de la terre hurleront / Et les ricanements des grands seront réduits au silence ! / Les mers déchaînées couvriront les montagnes / Portant peu d'enfants, les nains de mon amour, / Devenus petits comme des moucherons ! / Car leur amour boiteux tenait une béquille... / Levez les yeux vers Mon ciel plein de lumière, / Contemplez les étoiles, clair scintillement de Ma grâce, / Et le doux éclat du soleil sur les champs de la terre ; / Voyez la lune l'escorter sans grondement, / Et les mondes M'obéir sans qu'on les entende ! / Alors vous aussi, faites vos œuvres en silence ! / Vous désirez connaître la nature des étoiles ? / Ecoutez bien : seul l'amour vous l'apprendra ; / Et lorsqu'il luira dans vos cœurs en toute pureté / Je vous donnerai pour lumière le flambeau de Ma grâce ! / Alors chacun verra en lettres étincelantes / Le nom de Dieu écrit sans truchement. / O toi, petit cœur prisonnier d'une étroite poitrine, / Si tu connaissais la source où tu pris ton essor, / Tu n'aurais que dédain pour la matière morte, / Lui tournerais le dos, la laisserais planer. / Car le Créateur de ces riens les donnerait tous / Pour un seul cœur empli d'amour comme le Sien. / Ce qui vous semble grand, faibles enfants de la terre, / Combien petit le trouve Mon amour ! / Les choses comptent aussi peu dans les vastes espaces / Que les cœurs sans amour des humains. / Que seul soit grand pour vous Mon amour fidèle, / Et, après lui, le vrai repentir du pécheur ! / Seul Je suis grand par la puissance de Mon amour / Et Mon libre Esprit Se maintient fermement en Ses liens ; / Mais les chemins de Mes soleils qui vous sont inconnus, / Comme tout ce que Je créai, vous montrent votre faiblesse. / Que sont-ils d'autre dans l'infinie plénitude de Ma Divinité /Que des poussières de mites, des riens, des souffles légers ! / Si vous pouviez pénétrer jusqu'au cœur des mondes / Pour percevoir le son de leur vol, / Mesurer la lumière de tous les soleils / Et comprendre l'œuvre entière de Ma Toute-Puissance, / Seriez-vous plus proches de Mon amour immense ? / En vérité, vos doutes n'en seraient que plus grands ! /S'il vous était donné de conduire le grand char céleste / Et, devenus puissants, de poursuivre les étoiles, / Par votre souffle de créer d'éclatants soleils, / Et de les plonger dans les mers, tout comme Je le fais, / Même là, comparée à la Mienne, / Votre force ne serait que sable mouvant, vaine poussière. / Contemplez le ruban de ciel bleu au-dessus de vos têtes / Et, derrière les flots, les rivages lointains de la mer ! / Croyez-Moi, Je vous le dis : il n'y a pas de limites / Là où brille le soleil et scintillent les astres ! / Pourtant toute la grandeur de l'océan infini ne sautait surpasser / Une seule goutte d'amour née du cœur le plus humble ! / Petite troupe d'humains, regardez vers Moi, votre grand Dieu, / Que votre soif de savoir Me soit réservée, / Et cherchez sans cesse Mon amour en tous lieux ! / Partout où vos yeux scrutateurs se poseront / Vous trouverez les signes de Mon nom. / Mais que seuls les liens de l'amour soient les vôtres ! / Même l'herbe criera la bonne nouvelle / Si vous n'imitez pas Hanoc dans ses péchés / Et si vous vous aimez comme de vrais frères, / N'usant de vos membres que pour le bien ; / Alors d'En-haut vous recevrez de grandes grâces / Et apprendrez à louer votre Père très saint ! / Maintenant, tombez à terre, la mère de vos péchés, / Otez de vous la poussière, nourriture du Serpent, / Et que vos cœurs Me louent, Moi, votre Sauveur. / Ne regrettez jamais le temps que vous Me consacrez ! / Que seul Mon amour soit guide de vos cœurs, / Et un jour, par la lumière de Ma grâce, / Vous serez nouvellement nés !

[MDD 1.32.7] Vois : lorsque Méduhed eut entièrement noté cet important cantique de Vie venant de Ma grâce qui se manifestait ici par une petite étincelle de Mon amour infini et de Ma compassion, et qu'il l'eût lu au peuple à haute voix, il naquit en eux une joie sans bornes, une joie si grande qu'il devint nécessaire de la calmer par un prodige venant du ciel ; ce prodige fut une pluie soudaine envoyée par Mon amour, vu que leur joie était justifiée. Car ils se réjouissaient d'avoir appris à connaître Mon nom, et plus encore d'avoir pu bénéficier de Mon amour ; mais ce qui les rendait le plus heureux était le fait qu'un Dieu si grand et si saint, mû par un amour incompréhensible, Se soit abaissé à instruire Ses enfants de la misère par l'intermédiaire de Méduhed.

[MDD 1.32.8] Et vois : la pluie les dispersa dans leurs tentes, lesquelles étaient faites de branchages, d'herbe et d'argile blanche ; et là, le cœur plein de bonheur, ils louèrent Mon nom, réunis en petits cercles, jusqu'au milieu de la nuit, et ils n'auraient cessé de le faire si Je ne les avais pas surpris par un doux et paisible sommeil qu'ils avaient bien mérité. (NB : Je vous ai déjà fait don de plus grandes choses que cela, en vers ou en prose. Mais après le centurion romain et la femme cananéenne de l'Evangile, et à l'exception des apôtres et de quelques martyrs, Je n'ai encore jamais rencontré de pareille joie et, bien entendu, Je la chercherais vainement chez vous. Je ne l'exige pas de votre part, mais je vous dis seulement que vous devriez commencer à M'aimer de plus en plus ; telle est Ma volonté vous concernant. Ne vous tourmentez pas si vous n'y arrivez pas encore ; car, avec le temps, tout est possible ; lorsque vous Me connaîtrez mieux, vos cœurs s'ouvriront davantage. Alors Je pourrai y pénétrer dans la plénitude de Ma grâce, ce qui doit être votre plus grand désir, sans que vous en ressentiez la moindre crainte, comme c'est souvent le cas parmi vous, ce qui ne devrait toutefois pas arriver si on a l'amour en soi. Amen.)

[MDD 1.33.7] "Vous tous, hommes, amis et frères, femmes et sœurs, écoutez ! Ainsi que le veut le Seigneur, notre grand Dieu tout-puissant, vous prendrez place à cent-vingt dans chaque embarcation, plus exactement quarante hommes et quatre-vingts femmes ; les enfants s'assiéront et se coucheront sur les peaux qui couvrent les outils. Les femmes, elles, prendront place sur les branchages, les couvertures et les manteaux. Vous autres hommes, vous vous tiendrez debout autour des femmes, le visage tourné dans le sens de la marche et celui du vent ; vous ne mangerez qu'une seule fois par jour, et ceci au milieu de la journée. Vous ferez vos besoins naturels dans l'eau à l'arrière de l'embarcation, tout comme les hommes et les enfants ; toutefois, il faut que vous vous teniez les uns les autres, afin que personne ne tombe dans la mer. Pendant la traversée, les hommes ne devront pas dormir ni s'asseoir, et encore moins se coucher ; car le Seigneur fortifiera vos membres et tiendra vos yeux éveillés tout le temps où nous serons portés par les flots des grandes eaux, selon Sa sainte volonté. Que les femmes et les enfants ne prennent pas eux-mêmes les fruits, mais sollicitent humblement leur nourriture des hommes et des pères, afin que nous devenions un peuple selon la volonté et l'ordre éternel du Dieu tout-puissant, digne de Sa bienveillance, de Son amour et de Sa grâce infinie, car nous ne voulons pas toucher un seul cheveu de nos têtes sans Sa sainte volonté !

[MDD 1.33.8] Et lorsque nous nous trouverons dans les embarcations avec la bénédiction du Seigneur, le plus âgé de chaque groupe d'occupants se tiendra prêt à couper immédiatement la corde d'attache avec un couteau bien aiguisé au signal donné par un éclair fulminant venant du ciel ; aussitôt un vent se lèvera, et les embarcations seront poussées vers la haute mer, à vrai dire encore sous les yeux de Tatahar et de sa troupe meurtrière qui atteindront la rive au moment même où nous nous en serons éloignés de mille longueurs d'homme.

[MDD 1.33.12] Celui qui n'aura pas voulu entendre la volonté de Dieu dans son cœur mourra également, mais ne ressuscitera jamais dans son corps ; les vers de terre s'attaqueront à sa chair et la dévoreront, y compris ses cheveux, sa peau et ses os ; son âme et son esprit devront alors servir à nouveau en tant que couche de base des montagnes sous forme de corps immobile se trouvant dans une obscure conscience de sa misère et de sa totale nullité, et ce pendant des milliers d'années, jusqu'à ce qu'il soit enfin repris par quelque animal, selon la volonté miséricordieuse d'En-haut ; puis il devra travailler à se frayer un chemin pour atteindre encore une fois à la dignité de l'être humain. Faites bien attention à ce que je viens de vous dire ; car vous devrez mourir plusieurs milliers de fois avant de pouvoir obtenir à nouveau la Vie, qui vous sera donnée une fois de plus par l'amour et la grâce de Dieu ! Réfléchissez à ce que le Seigneur veut vous dire par ces paroles !

[MDD 1.33.15] A l'instar des animaux, ceux qui ont péché ne mangeront rien d'autre que de l'herbe et du feuillage amer des arbres rabougris, car, en péchant, ils se sont rabaissés à leur niveau. Et, tant qu'ils n'auront pas suffisamment expié leurs péchés, qu'ils ne s'avisent pas de manger autre chose s'ils veulent conserver la vie. Ces paroles s'adressent surtout aux impudiques et spécialement aux femmes jeunes qui veulent souvent connaître intimement les hommes par volupté. Car dans ces cas-là, le Seigneur remplira leur corps d'une maladie pestilentielle et elles seront chassées jusqu'à l'extrême limite du grand pays ou ne poussent que de l’herbe et des plantes sauvages. Pour finir, le Seigneur, notre grand Dieu tout puissant, dit que nous devons nous aimer les uns les autres et ne jamais nous ériger en juges de nos frères, et que le faible doit aller chercher du soutien chez le plus fort, afin que celui-ci l'aide à suivre son chemin ; et le plus sage devra servir ses frères et être leur conseiller.

[MDD 1.33.19] Puis je fis poursuivre les partisans de Lémec par un flux constant qui s'étendit jusqu'aux montagnes où ils furent déchirés et dévorés par milliers par les hyènes, les tigres, les lions, les ours, les loups et les serpents. La troupe des persécuteurs se composait de sept mille hommes et de sept mille femmes. Et, de tous ceux-ci, il ne revint pas plus que sept jeunes garçons et sept jeunes filles à Hanoc, lesquels racontèrent ce qui était arrivé et ramenèrent intactes les bêtes laissées par la troupe de Méduhed ; il y avait là trente-cinq mille chameaux et autant d'ânes qu'ils remirent à Lémec, et ils lui apprirent qu'un immense éclair avait jailli d'un ciel sans nuages entre eux et les fugitifs, et que ceux-ci furent emportés au loin à toute vitesse sur les immenses eaux au bout du monde. Puis les eaux avaient commencé à monter, et avaient poussé les attaquants sur les hautes montagnes où des bandes de bêtes féroces s'étaient jetées sur eux et, après les avoir déchiquetés, les avaient tous dévorés ; eux-mêmes avaient été sauvés du désastre uniquement parce qu'ils s'étaient enfuis en se cachant dans la foule des chameaux et des ânes. Ils prièrent Lémec de réfléchir à tout ce qui s'était passé, car ils avaient l'impression qu'un grand Roi habitait au-dessus des étoiles que les humains ne devraient jamais oser combattre et devraient de préférence adorer et hautement vénérer en considération de Son incroyable puissance, vu que même la mer, les vents, les éclairs et toutes les bêtes féroces Lui obéissaient - ce qu'ils avaient pu constater eux-mêmes ; et ils avaient encore entendu une puissante voix qui parlait aux animaux dans un bruit de tonnerre et aux éléments comme un ouragan sorti des hauteurs des étoiles.

[MDD 1.33.21] Oh, je connais très bien ce Roi de dessus les étoiles ! Tout ce qu'Il fait, Il le fait par crainte de moi. Car Il connaît ma grandeur, ma force et ma puissance qui Lui donnent suffisamment de fil à retordre et qui Le corrompront totalement s'Il n'acquiesce pas à mes justes demandes et à chacun de mes désirs.

[MDD 1.33.28] C’est pourquoi, au nom de nous tous qui partageons la même conviction, plein de vénération, je T'appelle, ô grand Roi invisible, qui possèdes toute puissance et toute force : accepte tout d'abord nos remerciements de nous avoir sauvés des crocs des hyènes et des griffes de Lémec. Je Te prie encore de bien vouloir nous conduire aussi selon Ta volonté en un quelconque lieu sûr, où nous pourrons Te servir en paix ; nous savons que Tu es un Seigneur fort puissant et nous connaissons la totale nullité de Lémec, dont nous devrions être le soutien, bien que cela ne soit pas notre volonté ; car nous avons contemplé et ressenti dans toute sa force la puissance de Ta magnificence - aussi bien que nous avons entendu les criailleries nulles et vides d'un Lémec défaillant.

[MDD 1.33.33] Et vois : aussi bien qu'il avait pu mettre sa tête dans la gueule de la bête, il l'en retira sans dommage, sans qu'un seul de ses cheveux ait été touché ! Tous les spectateurs furent plongés dans le plus grand étonnement et tombèrent face à terre pour Me remercier d'une façon encore peu coutumière, mais qui ne manquait pas de sincérité, car elle venait du plus profond de leur cœur.

[MDD 1.33.35] "Ecoutez, vous les tardifs descendants de Caïn et d'Hanoc ! Levez-vous et regardez-moi ! Voyez comme je suis hérissée de colère ! Je ne suis qu'une bête féroce, destinée à surveiller fidèlement la montagne et les grands enfants de Dieu qui y habitent, ce Dieu que, dans votre aveuglement, vous prenez pour un grand Roi. Dites-moi si, en tant qu'animal, j'ai jamais transgressé la volonté du Seigneur ! Mon existence n'est que terre et poussière ; ma vie ne compte que peu d'années, peu de jours et de battements de cœur ; je n'ai rien à attendre ; les seuls avantages que le Créateur m'ait accordés, c'est ma férocité qui me les procure ; mais que celui qui m'ait jamais vue dépasser les limites prescrites par Dieu m'assomme à coups de pierres !

[MDD 1.33.39] Entre nous, nous ne connaissons pas d'autres limites de propriété que celles que nous dicte notre nature et notre être corporel ; vous autres humains, qui avez complètement oublié votre Dieu, vous divisez la terre ; et alors un roi, un prince ou un de leurs favoris déclarent : "Je te donne ceci en échange d'un petit tribut et te fais présent de cela pour ton favori et ses meilleurs serviteurs à cause de leurs poings forts et habiles ! Vous pouvez utiliser le reste du peuple en tant que bêtes de somme auxquelles vous donnerez juste de quoi conserver une vie misérable qui leur permette d'exécuter tout le pénible travail qu'exigent ceux qui ne font rien ; s'ils refusent de se soumettre, ils seront tout d'abord maltraités, puis mis à mort !" S'il devait arriver qu'un esclave s'imagine être un frère du roi ou du prince, ou de quelque autre favori du roi, ou s'il pense avoir les mêmes droits que ceux-ci, ne sera-t-il pas aussitôt assassiné ?! Oh, dites-le moi, y a-t-il sur toute la terre des êtres plus cruels que vous autres humains ? Est-ce qu'un serpent, un lion, ou une bête telle que moi, un tigre, un loup féroce et un ours coléreux ne sont pas des anges purs et saints comparés aux humains ? Oh, si seulement l'amour nous était donné, comme nous aimerions Dieu ! Mais même sans amour, nous L'aimons à travers notre rigoureuse obéissance, et infiniment plus que vous, qui n'avez pas seulement oublié Son amour qui vous a donné la vie, mais l'avez également oublié Lui-même, Lui qui vous a créés !

[MDD 1.33.44] (NB : une telle école vous serait maintenant encore bien plus nécessaire qu'autrefois ! Car, en ce temps-là, les humains, en tant qu'enfants du monde, étaient mauvais à cause des ténèbres ; mais aujourd'hui, ils sont mauvais dans la lumière, et le prince des ténèbres confesse qu'il est devenu un bousilleur de la méchanceté, comparé au raffinement des enfants du monde, et il partage déjà le sort des faibles parents qui sont surpassés en connaissances de toutes sortes par leurs enfants).

[MDD 1.34.5] Quand, conformément à Ma volonté, elles furent bien ordonnées le long de la rive basse, il les contrôla toutes, obéissant à Ma voix qui lui parlait intérieurement et exhorta ses frères à remercier le Seigneur dans son cœur avant de mettre pied à terre, et ce durant trois heures, pour la grâce infinie qui leur avait été accordée. Et vu que Dieu ne voulait bénir ce beau pays qu'Il leur avait offert qu'après ces actions de grâce, et cela de façon visible sous les yeux de chacun, Méduhed décida de fouler le sol en premier. Puis il ordonna de faire d'abord descendre les enfants, et les hommes et femmes en dernier ; et là, il leur recommanda de se prosterner à nouveau sur la face devant Dieu et d'adorer Sa sainteté, de louer Sa bonté illimitée et Son amour infini.

[MDD 1.34.8] Voyez : le Seigneur, notre grand Dieu et Père très saint, veut tout d'abord que nous nous aimions, c'est-à-dire que chacun aime son prochain comme son frère ou sa sœur sept fois plus que lui-même. Que chacun soit sévère envers sa propre personne, mais doux, indulgent et plein d'amour envers ses frères et sœurs. Que personne ne se sente plus grand ou meilleur que le plus faible d'entre vous ; car, aux yeux de Dieu, rien ne compte davantage qu'un cœur humble et pur. Que celui qui obtiendra la grâce divine, comme moi par exemple, se considère comme le plus petit de tous et soit prêt à servir chacun et à donner le bon exemple selon la volonté de Dieu. Seuls les enfants sont redevables envers leurs parents d'une obéissance absolue en vertu de leur faiblesse originelle et de la nécessité de leur éducation. Lorsqu'ils sont parvenus à la connaissance de la volonté de Dieu, à la place de l'obéissance qu'ils ne doivent plus qu'à Lui seul, ils sont uniquement redevables, et ceci dans une grande mesure, d'amour filial et de respect envers leurs parents. D'autre part, selon la volonté divine, vous prêterez toujours toute votre attention à ce que dit et fait le plus sage d'entre vous, afin d'apprendre docilement les décrets de Dieu qui s'adressent aussi bien à la communauté qu'à chacun. Toutefois, prenez garde de ne pas prêter plus d'attention, d'amour et de respect à un tel sage plutôt qu'à un autre frère qui n'a pas encore atteint ce degré de sagesse, mais qui est pourtant docile et plein d'amour.

[MDD 1.34.14] Vu que de tous temps le Seigneur donne davantage à l'être humain qu'il ne serait nécessaire pour maintenir sa vie, vous ne devez pas être immodérés dans vos jouissances, mais au contraire, selon la volonté de Dieu et en considération de votre santé, soyez modérés en tout ce que vous faites et goûtez ; car ainsi parle le Seigneur : "Une juste mesure mène à de justes fins ; mais la démesure et les chemins sans but sont maudits, car ils mènent à la fornication et à la prostitution qui aboutissent à la nuit de la corruption et de la mort éternelle !" C'est pourquoi, rassemblez le trop-plein de la bénédiction et bâtissez des magasins de provisions, toutefois pas en pierre selon la façon d'Hanoc, mais en bois. Pour cela, plantez quatre troncs finement taillés dans la terre, de façon à ce qu'ils s'élèvent du sol en un carré de deux hauteurs d'homme ; puis vous poserez à plat sur ceux-ci quatre traverses de bois selon la méthode qui vous est déjà connue. Couvrez le tout d'un demi-toit fait de roseaux et d'herbes. Entre les quatre piliers de bois plantés dans la terre, placez des parois de roseaux tressés, mais laissez dans chaque mur une ouverture quatre fois plus grande qu'une tête d'homme et une autre encore plus grande qui servira de porte sur le côté situé à l'orient, toutefois sans grillage, afin que chaque nécessiteux puisse entrer librement. A l'intérieur l'un tel magasin à provisions, enfoncer plusieurs petits pieux dépassant le sol d'une demi-longueur d'homme environ. Fixer dessus des poutres plus minces et posez par-dessus des roseaux tressés sur lesquels vous disposerez la surabondance de la bénédiction pour vos frères et vous. Sur l'autre moitié, rassemblez de hautes herbes devenues sèches que vous disposerez sur le sol, ce qui sera pour vous un lieu de repos où vous dormirez la nuit, reposerez vos membres fatigués et régénérerez tout votre corps.

[MDD 1.34.19] On ne vous donnera plus ni fruits ni pain pour votre travail, mais une valeur morte qui variera selon la besogne accomplie et en échange de laquelle vous n'obtiendrez que peu de nourriture ; oui, si à ce moment-là vous ne vouliez encore pas réintégrer l'ordre initial, il faudra même que vous redonniez à l'empereur la cinquième partie de ce que vous aurez gagné par votre dur travail comme impôt sur votre gagne-pain ; ce qui signifierait que vous devrez même le prier de vous permettre de travailler, et vous devrez vous acquitter de l'impôt mentionné en obtention d'une telle permission.

[MDD 1.34.25] "O Toi grand Dieu, qui es bon, saint et tout-puissant, nous Te remercions dans la poussière de notre nullité ! Permets que nos faibles remerciements venant de la profondeur de notre méchanceté parviennent à Tes oreilles ; veuille tourner Ton regard vers nos cœurs humbles et timides ! O Seigneur, nous ne sommes pas capables de voir à quel point nos cœurs sont encore vides ; c'est pourquoi, aie la bonté de nous remplir de la chaleur de Ton amour et ne nous retire jamais Ta grâce, à nous autres, pauvres enfants du péché ! S'il devait arriver que nous oubliions d'agir selon Ta très sainte volonté, ne permets pas que nous soyons châtiés par des hommes, mais Toi, châtie-nous selon Ta justice et Ta grande indulgence, et transforme nos cœurs selon Ta miséricorde, afin que nous puissions un jour devenir dignes de ressembler quelque peu à Tes enfants ! Reste notre Dieu grand et saint et notre Seigneur à tous, et deviens un jour pour nous aussi notre Père aimé et très saint, oui, notre père très saint ! - O Seigneur, exauce notre prière et entends notre humble supplication ! Amen."

[MDD 1.34.30] Vois : dès que Méduhed eut achevé son discours, tout le peuple s'inclina devant lui, tomba encore une fois à terre sans qu'on l'en ait prié, et Me remercia de lui avoir transmis un enseignement aussi bénéfique ; puis ils se relevèrent tous et prirent respectueusement de la nourriture, se couchèrent sur le sol et se reposèrent, priant de temps en temps durant trois jours. Puis ils se levèrent, prirent des outils et bâtirent d'abord le pont ; ensuite, avec la bénédiction de Méduhed, ils s'en allèrent dans toutes les directions, Me priant et Me louant sans cesse. Comme on peut facilement se le représenter, beaucoup d'entre eux se mirent à ressembler au sage Méduhed, et ce peuple vécut heureux pendant mille neuf cents ans, presque jusqu'au temps d'Abraham, et ne fut pas emporté par le déluge de Noé.

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