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[MDD 1.30.2] C'est ainsi que cette petite troupe d'hommes se rendit dans la ville d'Hanoc auprès de Lémec, et l'un d'eux prit la parole et lui dit : "Où se trouve la forêt où ont péri le jeune roi et son sage frère Johred ? Laisse-nous rechercher le lieu du drame pour y trouver quelques malheureux restes de leurs corps ou peut-être des traces qui nous convaincront de la vérité d'une telle nouvelle, afin que nous puissions pleurer sincèrement un si funeste événement et rechercher l'hyène qui le provoqua ; elle doit certainement avoir encore la gueule ensanglantée ; nous allons l'étrangler et exterminerons toute sa race avec nos gourdins et nos lance-pierres pour venger la mort de Johred et d'Hail."

[MDD 1.30.4] Vois : la réaction rapide et bienveillante de Lémec plut aux délégués du peuple qui dirent alors : "Voyez, voyez, et écoutez bien ! Huhuhorah ! (ce qui signifie : il existe encore un juste roi !) Puisqu'il est sage, qu'il soit notre roi !"

[MDD 1.30.5] Là-dessus, ils se levèrent tous et, escortés de Lémec, partirent vers la forêt des hyènes et des tigres. Ils trouvèrent bientôt le lieu d'horreur souillé de sang, s'affligèrent et pleurèrent sur cette place, puis rassemblèrent les lambeaux de vêtements éparpillés pour en faire le triste objet de leur vénération.

[MDD 1.30.6] Après avoir terminé leur besogne et réuni les quelques reliques sans valeur des deux frères, ils quittèrent le théâtre du drame et, pleins d'amertume, s'enfoncèrent dans la forêt à la recherche de l'exécrable hyène par bandes de cent, séparés les uns des autres d'une trentaine de bras tendus ; vois, il ne virent aucun animal et encore moins d'hyène. Ils dirent : "Cette sale bête s'est certainement enfuie dans les montagnes ! Courage ! Bien que depuis Caïn aucun mortel ne se soit aventuré à poser son pied sur une montagne, nous allons cette fois-ci agir en protagonistes ; car nous avons une bonne raison de le faire et aucun Dieu ne désapprouvera cette initiative, vu que c'est notre bon droit de punir ces bêtes infâmes et voraces. C'est pourquoi nous nous disons une fois de plus : courage ! Et dussions nous en périr !"

[MDD 1.30.9] "Que comptez-vous obtenir par ces absurdités ? Voyez : vous cassez vos gourdins et les faites voler en éclats contre cette paroi morte, dure et invincible et rendez glissant le chemin du retour avec votre salive ! Et si en rentrant nous rencontrons des hyènes, des tigres, des lions, des ours et de grands serpents, comment allons-nous nous défendre ? Si le vieux Dieu a mis ici un terme à notre vengeance aveugle et stérile, Il peut facilement en placer un autre beaucoup plus effroyable sur le chemin du retour ! Par conséquent, rendez-vous compte qu'il n'est pas bon de se quereller avec le Vieux, car Il pourrait rendre vivants les arbres et les pierres s'Il avait trop peu d'animaux pour nous tuer à cause de notre folie et de notre désobéissance, vu que nous avons foulé la montagne malgré les ordres sévères de Caïn, d'Hanoc et de Farak, lui le plus sage de tous et le plus juste. Qui sait si au-dessus de cette paroi n'habitent pas des êtres plus élevés que nous et dont notre peuple pourrait avoir encore quelque faible souvenance ; car ces montagnes ne sont pas là pour rien ! Si un seul de ces êtres nous apercevait, que ferions-nous, nous autres moucherons, en face d'un géant de Dieu ? C'est pourquoi, retournons sur nos pas pendant qu'il fait encore jour afin de ne pas périr dans la malédiction de la nuit, laquelle fut de tous temps notre ennemie ; le jour n'est pas non plus un bienfait pour nous, mais il ne présente toutefois pas les mêmes dangers que la nuit. Je pense que nous ferons bien d'agir selon mon conseil de prudence. Amen."

[MDD 1.30.11] Vois : Seth leur parla d'une voix ferme, car il appartenait encore aux humains qui connaissaient le langage propre à toutes les créatures. Il leur dit : "Ecoutez, rudes enfants de Caïn, le fratricide, qui avez totalement oublié le Seigneur ! Quelle punition veut-Il vous infliger, Lui qui est mon Dieu et celui d'Adam - lequel vit encore et est le père de tous les habitants des hauteurs - pour que vous ayez été poussés pour votre perte dans nos bras puissants ? O vous, couvée de serpents, de quoi avez-vous l’air ?! O vous, nourriture d'hyènes, dites ce que vous voulez ici, en ce saint lieu ? - Que cherchez-vous dans cet endroit qui vous est sévèrement interdit ? Retirez-vous d'ici pour tomber tous dans le gouffre du châtiment qui vous menace, c'est-à-dire dans celui de la mort à laquelle vous n'échapperez pas, - sinon cette paroi rocheuse vous ensevelira pour l'éternité !"

[MDD 1.30.12] Vois : Méduhed tomba à genoux et cria éperdument pour demander grâce et miséricorde. Alors Seth, qui ne parlait qu'à travers Moi, fut empli de Mon amour et se laissa bientôt fléchir par la voix suppliante de Méduhed et dit :

[MDD 1.30.14] Mais que pas un seul de vous n'ose lever la main sur lui ! Malheur soixante-dix-sept fois à celui qui se saisirait de lui, - car ce serait anticiper l'heure de Dieu, ce qui serait effroyable, vu que le lien de l'amour divin en serait alors détruit, ce qui ouvrirait le large et immense cordon de la sévère justice de la Divinité, laquelle précipiterait de grandes colonnes de feu sur toute la terre et détruirait ainsi le monde entier. A présent, lève-toi avec ta troupe et retournez en paix chez vous ; ne vous préoccupez pas d'Hanoc, mais plutôt de vous-mêmes et regardez vers Dieu, qui est un fidèle Sauveur de ceux qui ne Le quittent jamais des yeux - dans la joie comme dans la détresse ! Amen !"

[MDD 1.30.15] Vois : Seth devint entièrement lumière; cela leur causa une grande frayeur et ils fuirent devant sa face ; sautant par-dessus tous les obstacles, ils atteignirent la plaine encore avant le coucher du soleil, puis leurs habitations vers le milieu de la nuit, car elles étaient éloignées des montagnes de dix heures de route.

[MDD 1.31.1] Vois : dès qu'ils furent arrivés dans leur pays, Méduhed leur tint encore un court discours avant de se séparer, disant : "Frères, écoutez-moi bien ; car ce que je vais vous dire est de la plus grande importance. Vous avez vu l'homme sur la saillie de la paroi rocheuse de la haute montagne et entendu sa voix de tonnerre ; et finalement, vous avez vu qu'il était enveloppé d'une grande lumière, ce qui nous fit très peur au point que, redoublant de vitesse, nous avons sauté par-dessus tous les obstacles pour arriver ici, dans notre pays natal bien connu.

[MDD 1.31.9] Là, ils firent paître leurs bêtes pendant deux heures et se reposèrent, puis mangèrent les fruits qu'ils avaient emportés ; alors, Méduhed les invita à remercier Dieu pour un si merveilleux sauvetage. Inspiré par l'Esprit, il fit quelque pas en avant, escorté de dix hommes ; aux yeux de son escorte, il tomba à terre et s'embrasa pour Dieu. Dans la lumière de son amour, il s'aperçut que son cœur abritait encore beaucoup de méchanceté, et il se mit à pleurer et à se lamenter en repentir de ses grandes fautes.

[MDD 1.31.10] Et lorsque Je vis qu'il s'était tourné sérieusement vers Moi, J'écrivis distinctement en lettres de feu les paroles suivantes dans son cœur : "Méduhed, relève-toi, face à Ma grande miséricorde ! Tu es sauvé avec tous ceux qui t'ont suivi jusqu'ici, émus par ton amour charitable. Toutefois, vous ne pouvez ni ne devez demeurer longtemps là, et encore moins vous y établir. Vois cette étroite vallée qui s'étire vers l'orient et le petite fleuve qui y coule ; tu le longeras avec ta troupe pendant soixante-dix jours, et lorsque vous arriverez vers de grandes eaux où l'horizon se perd, reposez-vous là-bas pendant soixante-dix jours aussi. Alors, comme aujourd'hui, reviens vers Moi dans ton cœur et Je te montrerai le chemin à suivre qui te mènera sur les eaux vers un grand pays lointain ; là-bas, sans verser de sang, vous serez en sûreté devant toutes les embûches de la cruauté de Lémec, le fratricide. Lorsque vous aurez faim, mangez de tous les fruits que vous trouverez en chemin en grandes quantités, et buvez la bonne eau du fleuve, lequel vous indiquera votre chemin jusqu'aux grandes eaux. Et souvenez-vous tous comme aujourd'hui de votre grand Dieu auquel chaque entité est soumise, et sachez qu'il y a un peuple sur la terre pour lequel Je suis un Père saint et plein d'amour !

[MDD 1.31.11] Et n'oubliez pas que lorsque cette terre coula comme une goutte de rosée de Mon grand cœur de Père et le soleil comme une larme miséricordieuse de Mes yeux qui embrassent tout, vous étiez vous aussi encore Mes enfants ! C'est pourquoi essaie, petite troupe, de redevenir à travers l'amour ce que tu fus autrefois, avant que la terre ne porte une génération impudique et que le grand soleil là-bas ne brûle par Ma grâce ! - Mais maintenant, mettez-vous en route et partez en Mon nom ! Amen."

[MDD 1.31.15] Vois : lorsque Méduhed eut terminé sa prière de remerciement, très ému par la grande grâce que Je leur avais accordée, il se redressa et embrassa d'un coup d’œil la troupe encore prosternée et reconnaissante ; des larmes de joie coulèrent de ses yeux devant ces preuves de Ma grande miséricorde qui avait sauvé tant de vies et avait redonné la liberté à ceux qui vivaient depuis si longtemps dans une dure servitude, en leur permettant de s'établir dans un pays riche et sûr, placé sous Ma haute protection.

[MDD 1.31.20] Nous prendrons ces outils et les utiliserons pour l'abattage des arbres de peu d'épaisseur que nous dépouillerons de leur écorce et de leurs branches, et que nous équarrirons avec soin pour que chaque face soit aussi lisse qu'une eau calme ; nous préparerons ainsi dix mille troncs de la plus belle espèce, c'est-à-dire d'arbres dotés de peu de feuillage. Chaque tronc aura dix longueurs d'homme et sera large d'un pas. Puis vous fixerez solidement trente troncs les uns aux autres au moyen de clous que vous trouverez en grand nombre parmi les outils. Et lorsque ce plancher sera terminé, vous fixerez sur les côtés trois troncs les uns sur les autres en longueur et deux troncs en largeur, puis vous enduirez l'intérieur avec de la poix et de la résine d'arbre qu'entre-temps les femmes et les enfants auront récoltée en grande quantité.

[MDD 1.31.21] Nous dresserons ces nouveaux bâtiments le long de la rive et, le dernier jour, nous garnirons chaque coin des constructions achevées d'une grande branche verte, en signe de la victoire acquise avec l'aide de la sublime grâce d'En-Haut. Quant à ce qui devra se faire ensuite, nous attendrons le dernier jour pour le savoir, selon la grande promesse qui me fut faite lorsque nos yeux se tournaient encore pleins d'angoisse en direction de la ville d'Hanoc. Réunissons nos forces comme des frères, car nous n'avons pas de prince qui exige de nous un tribut révoltant, - à l'exception de notre grand Dieu, le Maître de toute puissance et de toute force, infini dans l'éternité, un Seigneur plein de justice qui règne puissamment au-dessus de tous les dominateurs illégitimes, meurtriers et criminels qui peuvent se trouver sur la terre entière maintenant et dans tous les temps à venir. Nous sommes redevables d'amour et d'obéissance absolue envers notre Dieu qui veut être un Père pour nous ; celui qui s'y opposera ne sera pas châtié par ses frères, ni par des verges ou des gourdins, mais par Dieu Lui-même qui le punira par le retrait de Sa grâce.

[MDD 1.32.1] Vois : lorsque Méduhed eut terminé son discours, ils tombèrent tous à terre devant Dieu, remercièrent et louèrent le Seigneur du fond du cœur pendant une heure entière ; puis ils se levèrent joyeusement et, guidés par l'Esprit de la grâce, pénétrèrent à l'intérieur des terres où ils trouvèrent un grand nombre d'outils de toutes sortes tels que pioches, haches, couperets, rabots, différents couteaux, des scies, des marteaux, des vrilles, des graphomètres, des ciseaux et un million de clous pointus des deux côtés. Vois, cette vue les rendit si joyeux qu'ils sautèrent de joie et poussèrent des cris d'allégresse devant la manifestation d'une grâce pour eux si incompréhensible. (NB : voyez, ce que Je vous donne ici est plus que des outils, mais il ne s'est encore pas vraiment trouvé quelqu'un qui M'ait remercié dans la plus grande joie de son cœur. Prenez note de cela, vous autres stupides adorateurs de Mon nom et gourmands de Mes paroles, et ouvrez toutes grandes les portes de l'amour, lequel est la nouvelle et sainte cité dans vos cœurs, afin que Je puisse y envoyer Mes anges pour purifier toutes les places, les ruelles et les recoins, de même que toutes les demeures qui s'y trouvent ; alors, Je pourrai faire Mon entrée et vous accourrez à Ma rencontre et crierez dans la plus grande joie : "Hosanna dans les cieux, et paix à tous les peuples de bonne volonté ; alléluia au fils de David ; alléluia au Prince de la paix ; alléluia à Celui qui vient au nom du Seigneur Dieu Sébaoth ; Lui seul est digne de recevoir toutes louanges, toute gloire et tout honneur ; Il est le Père saint et unique de nos cœurs, amen !")

[MDD 1.32.2] Maintenant, continuons ! Vois, ils prirent tous les outils, y compris les clous, et les portèrent sur la rive où ils recouvrèrent des forces en se reposant et en prenant un repas substantiel. Le jour suivant, ils se mirent au travail, le cœur plein de reconnaissance et Me louèrent même lors des faux-coups, - et c'est la raison pour laquelle leur travail avança si vite et si bien, car on pouvait le considérer davantage comme un miracle que comme un travail. Ainsi, en l'espace de quatorze jours, deux cent cinquante grandes caisses furent complètement terminées et prêtes à partir, attachées à la rive avec des cordes afin qu'elles ne soient pas entraînées par les lentes marées de la grande mer.

[MDD 1.32.3] Vois : une fois le travail fidèlement accompli, il leur resta encore une cinquantaine de jours pour se reposer parfaitement, durant lesquels Je leur permis, par l'intermédiaire de Méduhed devenu pieux et plein d'amour, de Me connaître de mieux en mieux ; Je leur expliquai le sabbat, pendant lequel ils devaient renoncer à tout travail et, se reposant dans Mon amour, se remettre entièrement entre Mes mains ; Je leur dis que s'ils continuaient à le faire régulièrement, ils deviendraient aussi sages que Farak le fut et que Méduhed l'était devenu. Et s'ils ne s'efforçaient pas uniquement de devenir pieux par pure crainte et par vénération de Mon nom, mais commençaient à M'aimer en toute humilité dans leur cœur ce qui serait mille fois préférable, et grandissent dans cet amour, alors Je deviendrais un bon Père pour eux, et la mort leur serait reprise; ils seraient alors accueillis en tant que Mes enfants dans le vaste giron de l’amour divin jusqu'au grand temps de tous les temps de la terre où ils viendront tous ensemble vers le Père contempler éternellement Sa face en se rassasiant de l'immense épanchement de Son amour.

[MDD 1.32.5] C’est ainsi que Je leur appris également par l'intermédiaire de Méduhed à conserver les paroles au moyen de signes ; ces signes correspondaient à des images, lesquelles cachaient sous leur enveloppe naturelle une signification spirituelle ; de cette façon, ils purent apprendre à lire et à écrire pendant cette courte période.

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