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[GEJ 10.214.8] Je répondis à Simon Juda : « Pour cela, pose la question à Mon Jean, qui, aussitôt après ce sermon sur la montagne, a su mettre en évidence la vérité spirituelle de cette image ; tu comprendras alors clairement toi aussi que Je n'ai ordonné par là aucune mutilation corporelle, mais seulement que l'homme surveille rigoureusement sa volonté toujours libre et sa raison ! Comprends-tu cela ? »

[GEJ 10.214.11] Quand le mauvais esprit offense le bon, il faut le reconnaître et rejeter à jamais ce mauvais esprit, et de même pour la volonté ; ainsi, il vaut certes mieux entrer à coup sûr au royaume des cieux avec son seul bon jugement et sa bonne volonté, que d'aller en enfer avec ses deux jugements et ses deux volontés. Car je tiens maintenant qu'un homme qui, selon ce que lui inspire son amour du monde, se laisse entraîner à toutes sortes d'actes tantôt par son mauvais jugement et sa mauvaise volonté, et tantôt par son bon jugement et sa bonne volonté, est dès ce monde un diable accompli. Car un autre homme qui, à cause de sa première éducation, n'aurait qu'un mauvais jugement et qu'une volonté mauvaise et ne pourrait donc que mal agir, ne serait pas foncièrement un méchant diable, mais bien plutôt un diable stupide, pour qui on peut encore T'adresser cette prière "Seigneur, pardonne-lui et rends-le meilleur, car, jusqu'ici, il ne savait pas ce qu'il faisait !" Ô Seigneur et Maître, fais-moi la grâce de me dire si j'en ai bien jugé à présent ! »

[GEJ 10.214.13] Si tu as encore quelque chose à dire à propos des enseignements que J'ai donnés aux hommes, dis-le ; car Je suis d'humeur aujourd'hui à redresser tout ce qui vous paraît tordu ! »

[GEJ 10.215.1] Simon Juda Me dit alors : « Ah, Seigneur et Maître, il y aurait encore bien des choses dans mon esprit qui ne veulent pas rester bien droites ! Mais je me dis que, si ce qui m'avait paru jusqu'ici la chose la moins droite se redresse si aisément, les quelques lignes tordues dans mon esprit se redresseront bien d'elles-mêmes, à la longue ! »

[GEJ 10.215.2] Je lui dis : « Eh bien, dis seulement ce qui te paraît encore tordu ! »

[GEJ 10.215.5] Je comprends bien que, dans une telle attitude, l'amour du prochain que Tu nous enseignes et que Tu nous commandes de pratiquer prend sa vraie forme divine - car, si nous devions faire aux autres hommes tout ce que nous souhaiterions qu'ils nous fassent dans un cas semblable, cela justifierait certes pleinement que l'on doive aimer jusqu'à ses ennemis, prier pour ceux qui nous maudissent et faire le bien à ceux qui nous font du mal ; mais il me semble qu'il y a encore là quelque chose qui ne va pas, parce qu'on laisse tout à fait de côté la légitime défense. On peut certes agir ainsi envers des gens qui ne poussent pas trop loin la méchanceté, mais, avec ceux qui sont devenus de vrais diables pour leur prochain et qui persistent, il faudrait bien que cette divine leçon souffre une petite exception.

[GEJ 10.215.6] Je ne parlerai pas de la gifle, parce que cela ne me ferait rien de tendre l'autre joue à celui qui vient de me donner en quelque occasion une gifle modérée, si l'envie lui prend de m'en donner une autre et si cela peut ramener la paix et la concorde entre nous ; mais que faire si mon adversaire m'a déjà presque tué par sa première gifle ? Dans ce cas, ne devrais-je pas opposer quelque résistance, si cela m'est possible, plutôt que de me laisser tuer tout à fait par un Samson furieux ?

[GEJ 10.215.7] Je crois donc, Seigneur et Maître, qu'il y a encore dans cette leçon sur l'amour du prochain quelque chose d'un peu tordu certes seulement selon le jugement de ma raison humaine que les estomacs bien droits de nos âmes ont peine à digérer. Bien sûr, je ne sais pas si j'ai parlé sagement ou stupidement ; mais, comme je crois malgré tout que cette raison terrestre ne doit pas être d'une si mauvaise nature, sans quoi je n'aurais jamais pu Te reconnaître comme le Seigneur, je pense que c'est précisément cette bonne nature de ma raison qui reconnaît aussi ces petites imperfections. »

[GEJ 10.215.9] Il est parfaitement évident qu' il ne faut pas, en témoignant trop d'amitié à un homme vraiment méchant, lui donner l'occasion de devenir encore plus mauvais qu'il ne l'était déjà.

[GEJ 10.215.12] Si les simples châtiments corporels ne suffisent pas, il faudra bien en passer par le glaive. Et il en va de même pour la gifle. Si tu en reçois une d'un homme de peu de méchanceté, qui y a été poussé par un accès d'humeur, ne te défends pas, afin qu'il puisse s'apaiser en voyant que tu ne lui rends pas sa gifle, et vous redeviendrez facilement bons amis sans avoir besoin d'un juge terrestre.

[GEJ 10.215.18] Par la suite, cependant, surtout lorsque le royaume fut divisé entre plusieurs rois, son sort fut encore bien pire que sous les Juges. Pour finir, comme les choses allaient de mal en pis, il ne restait plus rien à faire que mettre tous les Juifs, ainsi que bien des peuples voisins avec qui ils étaient sans cesse en guerre, sous l'autorité unique de Rome, parce que Rome avait, au sens de ce monde, les lois les plus sages et les plus adéquates. Et, de fait, le calme et l'ordre sont très vite revenus chez les Juifs comme chez les peuples voisins !

[GEJ 10.215.20] En ce temps-là, deux Juifs dormiront dans le même lit ; l'un, connu comme ami des Romains, restera, et le Juif obstiné sera rejeté. Ainsi, deux autres moudront au même moulin ; et, sur le même sol, l'un demeurera et l'autre sera rejeté. Qui travaillera sur son champ, qu'il ne retourne pas chez lui pour prendre sa robe, et celui qui réparera le toit de sa maison, qu'il n'en descende pas pour aller chercher quelque chose dans sa maison, mais qu'il saute à terre et s'enfuie pour sauver sa vie ! Car, s'il descend du toit dans sa maison, il perdra la vie à coup sûr ; mais s'il saute du toit, il pourra encore sauver sa vie en s'enfuyant.

[GEJ 10.216.1] Simon Juda : « Ô Seigneur et Maître, sur cette question, plus du tout, mais il y aurait encore une ou deux petites choses dans lesquelles je ne vois pas encore tout à fait clair ; j'espère que, par Ta grâce et par Ton amour, ces deux petites questions aussi se résoudront en quelque sorte d'elles-mêmes ! »

[GEJ 10.216.3] Simon Juda : « Ah, Seigneur et Maître, cela n'en vaut pas la peine, mais, puisque Tu le veux, il s'agit de Ton éloge de l'intendant déloyal, et de l'invité chassé du festin nuptial parce qu'il ne portait pas son habit de fête. Car il y a là deux choses incompréhensibles : d'abord, comment et où ceux des convives que les serviteurs de l'hôte ont pris sur les chemins pour les amener au festin ont-ils pu se procurer les vêtements de fête nécessaires, ensuite, pourquoi un pauvre diable qui avait été lui aussi amené de force au festin par les serviteurs de l'hôte a-t-il été jeté dehors parce qu'il n'avait pas d'habit de fête ? Seigneur et Maître, cet homme jeté dehors et Ton éloge de l'intendant déloyal sont pour moi deux lignes tordues que je n'ai pas encore été capable de redresser ! »

[GEJ 10.216.4] Je dis : « Ne vous ai-Je pas dit alors : "Vous aussi, agissez comme cet intendant déloyal, faites-vous des amis par l'injuste Mammon, et si, dans l'audelà, vous deviez être encore sans logis, ils vous accueilleront dans leurs demeures célestes !" ?

[GEJ 10.216.7] Car vois-tu, lorsque J'ai créé le monde, Je n'y ai pas mis de bornes frontières ni mesuré la terre avec des cordes, et Je n'ai donc pas dit : "Cette partie appartient à celui-ci, cette autre à celui-là !", mais J'ai fait de toute la terre le bien commun de tous les hommes. Ce n'est qu'avec le temps que l'avarice, l'avidité et l'ambition se sont emparées des hommes, et qu'ils ont mesuré la terre et décidé autoritairement : "Ce grand territoire m'appartient ! Celui qui voudra me servir et travailler pour moi pourra prendre à bail un lopin de terre, mais je resterai le maître de tout ce territoire !"

[GEJ 10.217.4] Mais laissons là Abraham et Melchisédech, puisque Celui-ci est assis parmi vous en Ma personne, et que le vieux patriarche Abraham n'est pas loin de Lui en esprit ! Occupons-nous plutôt d'un autre intendant déloyal qui vit aujourd'hui dans les parages de Jérusalem, et chez qui nous serons bientôt. C'est notre Lazare, fils de Simon le lépreux, que J'ai guéri à son insu par Ma volonté dans Ma douzième année, avant même Ma première visite à Jérusalem, parce qu'il utilisait sa grande et injuste richesse à faire beaucoup de bien à des milliers de gens, d'où qu'ils vinssent, comme le fait encore son fils Lazare.

[GEJ 10.218.8] C'est pourquoi vous rencontrerez encore en ce monde bien des convives qui ne portent pas d'habit de fête, et vous verrez la mauvaise herbe proliférer au milieu du bon blé ; mais n'en soyez pas trop fâchés, laissez tout cela venir à maturité, et attendez que Celui qui donne ce grand festin vienne en personne ! Avec Lui viendra l'heure de trier, et chacun recevra la récompense à laquelle il aura aspiré selon son bon ou son mauvais penchant. Car il y a certes dans Ma maison bien des demeures heureuses, mais aussi de nombreux cachots, et ceux qui préféreront Mes nombreux cachots à Mes demeures bienheureuses et souhaiteront y habiter auront ce qu'ils désirent ; nous ne leur ferons jamais violence pour qu'ils en sortent et qu'ils viennent alors souiller nos très pures demeures célestes. Mais s'ils changent d'avis et veulent d'eux-mêmes s'amender, il ne leur sera pas fait obstacle. - Comprenez-vous tout cela ? »

[GEJ 10.219.1] Simon Juda répondit : « Ô Seigneur et Maître, je le comprends désormais si clairement qu'il me semble impossible de mieux comprendre ! Pourtant, je dois bien admettre que cela nous est sans doute plus facile, à nous qui sommes Tes premiers disciples, parce que, par Ta grâce et Ton amour, nous avons entendu en maintes occasions de ces explications grandioses ; mais, avec bien des hommes encore dans les ténèbres, il y aura quelque difficulté à rendre de telles vérités aussi claires qu'elles le sont désormais pour nous, et beaucoup de Tes enseignements si clairement exprimés ne devraient guère connaître un meilleur sort que les nombreux enseignements des prophètes, surtout ceux de Daniel et d'Ézéchiel, ainsi que ceux nés de la sagesse de Salomon. Car plus on les lit, ou plus on se les fait lire, moins on les comprend !

[GEJ 10.219.8] C'est pourquoi, comme Je vous l'ai déjà dit une fois, une foule de faux maîtres et de faux prophètes se lèveront déjà de votre vivant, en même temps qu'une foule de faux Christs, et ils enseigneront et diront au peuple : "Voici le Christ ! ", "Il est là !" "Il demeure dans les temples !" ou encore "dans ces chambres !" ; alors, dites au peuple qu'on le trompe par de telles doctrines.

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