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[MDD 1.21.9] Caïn et les siens virent la grande générosité du Seigneur et ils tombèrent tous à terre à plusieurs reprises. Caïn remercia Dieu avec toute la ferveur de son cœur de ce grand bienfait et dit, fondant en larmes : "O Seigneur, Ta justice est infinie et impénétrable. Combien faut-il que Ton amour soit immense pour que Tu puisses encore Te souvenir d'un aussi grand pécheur que moi en lui accordant de tels bienfaits, ô Toi, éternel Amour ! Et combien grande doit être la méchanceté pour qu'elle puisse ainsi Te méconnaître !"

[MDD 1.22.8] Et vois : tous quittèrent leur place et mirent la main à l'ouvrage pour bâtir une ville ; et ils y travaillèrent pendant soixante ans. Vu que les édifices s'effondraient souvent, ils eurent besoin de beaucoup de temps pour terminer la construction de l'habitation du nouveau prince, et ils ne purent l'achever complètement que lorsque J'eus montré en rêve à Hanoc comment ils devaient s'y prendre. Car Mes pauvres enfants M'avaient fait pitié, vu qu'ils avaient, pendant cette période de construction, subi de nombreux mauvais traitements de la part de Caïn qui jusque là avait usé d'une sévérité qui restait dans les limites de la loi et de l'ordre ; mais maintenant, il conduisait les siens en parfait tyran, les plongeant dans de grandes frayeurs et de multiples angoisses rattachées à des punitions sans grâce ni miséricorde. Car il n'y avait aucun amour en lui, mais seulement de l'obéissance envers toute la loi ; il ne portait aucune attention au fait qu'une obéissance née uniquement de la crainte n'est au fond pas le moins du monde de l'obéissance, mais du pur amour de soi-même. Car celui qui s'aime lui-même respecte la loi par pure crainte de la punition qui s'ensuit inévitablement pour le transgresseur ; et il a avant tout pitié de lui-même en éprouvant la douleur de la punition dans sa faiblesse maladroite ; mais s'il trouve la moindre occasion de laisser parler son cœur dans un moment d'inattention, il maudira la loi et son donateur et la foulera bientôt à ses pieds.

[MDD 1.23.12] Ainsi, Caïn et sa femme durent se passer de manger. Caïn quitta la demeure d'Hanoc avec sa femme en larmes et ne trouva pas un seul cœur charitable parmi tous ses enfants et petits-enfants. Il se rendit dans les champs et mangea les fruits qui y restaient encore. Vu qu'aucune maison n'avait été construite pour lui, il passa la nuit à la belle étoile avec sa femme.

[MDD 1.23.14] Vois : comme ils avaient travaillé sans relâche jusqu'au milieu du jour, les uns récoltant des fruits, les autres continuant de bâtir des maisons, des appartements, des chambres à provisions, d'autres encore servant leur prince pour son confort, ainsi que sa femme et ses enfants, ils s'en retournèrent tous dans la grande habitation, apportèrent les fruits et les différents témoins de leur pénible activité et demandèrent à manger selon leur droit ; Caïn et sa femme firent de même.

[MDD 1.23.17] Vois comment parla Hanoc : "Que me demandes-tu ?! Ne fais-je pas bien en agissant selon l'enseignement et le pouvoir que tu m'as donnés ? N'as-tu pas déclaré toi-même que moi seul dois être exempt de loi, sans me demander de faire d'exception pour toi ? Comment peux-tu me contraindre à rendre évidentes les sévères et légitimes conséquences de la désobéissance qui sont sans pitié, en exemple destiné à effrayer les autres, toi, le premier législateur ? Et si j'agis ainsi, dis-moi, suis-je injuste ? Vu qu'il n'y a aucun amour chez nous, mais seulement une justice, comment peux-tu me demander une quelconque exception telle une grâce qui va contre la loi de ma libre volonté et ne peut jamais s'accorder avec le droit de loi de ton prince ?! Que veux-tu que cela me fasse que tu sois mon père ? Certes, je suis né grâce à toi, mais sans que je l'aie voulu du tout ! Ainsi, tu m'as conçu et m'as fait prince sans ma volonté ! Dis-moi donc maintenant que je suis devenu ce que je suis et comme je le suis - sans ma volonté, vu que je n'en avais pas - et fortuitement, par ta volupté, et prince, à cause de ton ambition, - quelle obligation légitime ai-je à remplir envers toi ?

[MDD 1.23.18] Ôte-toi de ma vue et fuis où tu veux, afin que les sévères conséquences de la justice ne te rattrapent pas ! Ceci sera l'unique grâce que je t'accorderai de bon vouloir, vu que je puis faire ce que je veux. A présent, va-t-en d'ici et fuis !"

[MDD 1.24.3] Je vais tenter de lancer encore une fois un grand cri vers le Seigneur ; soit Il m'écoutera, soit Il nous laissera périr, et au moins cette fois, il en sera fait de nous finalement selon Sa volonté, cette volonté que nous n'avons assurément pas reconnue depuis très, très longtemps dans notre grand aveuglement."

[MDD 1.24.5] Il Me fit pitié, car il criait très fort et était infiniment malheureux. Vois, alors Je lui envoyai Abel sous la forme d'une flamme ardente qui lui adressa les paroles suivantes que Je lui inspirai : "Caïn, relève-toi, regarde-moi en face et dis-moi si tu me reconnais encore !"

[MDD 1.25.2] Et c'est ainsi que sa dernière descendance peupla toutes les petites terres des grandes eaux jusqu'à l'époque actuelle ; et après la grande extermination de la couvée du serpent par le déluge envoyé des cieux, elle peupla également les terres fermes de vaste étendue que vous nommez aujourd'hui "Afrique" et "Australie". Sa race ne fut pas exterminée par le déluge et est encore la même actuellement, pendant cette dernière époque, en témoignage des actes d'horreur des temps passés et des temps présents qui eurent lieu parmi Mes enfants et ceux d'Hanoc.

[MDD 1.25.3] Vois, Athéope vit encore corporellement et spirituellement de nos jours, caché sur une petite terre au milieu des grandes eaux, en tant qu'observateur de vos actes et de votre conduite, et aucun mortel ne le découvrira jamais.

[MDD 1.25.5] Ainsi rassasié, Athéope vit encore corporellement à l'heure actuelle en tant que premier fils d'homme sur la vaste face de la terre ; il lui est possible d'observer tous les faits et gestes des humains, et, par conséquent, il est un vieux témoin de tous Mes actes jusqu'à ce jour.

[MDD 1.26.2] Vois : Hanoc s'était choisi la plus belle femme, ainsi que deux concubines, et s'adonna avec elles à une prostitution effrénée. Sa raison s'en obscurcit tant qu'il oublia complètement de s'occuper de son gouvernement ; et les quelques pensées dont il était encore capable étaient uniquement concentrées sur la bonne chère, le faste, les beaux habits et la fornication.

[MDD 1.26.6] Vois : le Serpent eut là un véritable trait de génie, ainsi que vous le dites ! Car maintenant, les parents commencèrent à garder leurs filles à la maison et à leur accorder toute leur attention, afin qu'elles deviennent suffisamment délicates et belles, dans l'espoir d'accéder un jour peut-être à une existence libre. Et une telle beauté n'accordait bien sûr plus aucune attention à un homme simple, car elle se sentait destinée au prince.

[MDD 1.26.7] Mais qu'arriva-t-il par cette tromperie réciproque ? Rien d'autre que le pire que vous puissiez vous représenter, à savoir : finalement, ce furent les serviteurs qui s'emparèrent par ruse du pouvoir en convainquant Hanoc avec une astuce des plus raffinée qu'il n'était plus un prince, mais le dieu de son peuple et qu'il serait dégradant pour son infinie grandeur et son inexprimable splendeur de donner des lois à des vermisseaux terrestres ; par conséquent, en considération de sa sublime sainteté, ils voulaient bien s'occuper de cette affaire avilissante ; ainsi, Hanoc n'aurait rien d'autre à faire que de manifester par un signe sa satisfaction ou sa désapprobation et de leur accorder l'immense grâce d'accepter les trésors qu'ils rassembleraient pour lui en grande quantité.

[MDD 1.26.11] Mais : maintenant, les serviteurs avaient atteint à ce qu'ils s'étaient efforcés d'obtenir depuis longtemps, c'est-à-dire la législation, la punition et par conséquent l'intégralité du gouvernement ; il en résulta qu'au lieu d'un seul, il y eut dix princes, lesquels ne faisaient pas la moindre différence entre les êtres humains, leurs frères, et les animaux, les divisant en bêtes féroces raisonnables ou non raisonnables. Et si quelque bête raisonnable avait mené à bien un mauvais coup raffiné à leur avantage, on lui accordait le droit de se nommer "être humain".

[MDD 1.27.1] Je ne veux pas penser aux mauvais traitements qui eurent lieu lors de telles constructions, mais plutôt vous amener à la chose principale. Dès que les villes furent terminées, les dix princes s'avancèrent vers Hanoc et lui dirent : "Hanoc, dieu grand et sublime, de toute puissance et de toute force ! (NB : bien qu'il fût déjà plus faible qu'un moucheron et ne possédât plus aucune force), toi, le grand seigneur de toute justice (NB : laquelle n'était que vol, prostitution, tromperie, méchanceté, indifférence, couvée de serpents, cruauté, mensonge, flatterie et malfaisance de toutes sortes !). Vois : ton peuple est devenu grand sous la sage conduite de ta justice illimitée, incompréhensible et impénétrable (NB elle était vraiment sans limites, cette justice, totalement incompréhensible pour lui et encore plus impénétrable) ; elle a propagé partout dans le pays ta divine splendeur qui ne peut plus être embrassée du regard depuis ta haute demeure. Si nous laissons le peuple en dehors de ta surveillance, il fera alors ce qu'il voudra ; oui, il pourrait même s'égarer au point de commencer à invoquer et à adorer le vieux Dieu de Caïn au lieu de toi, à qui seul revient toute adoration. Et il pourrait arriver que ce vieux Dieu ait l'idée d'exaucer les prières de quelque sujet et de le pourvoir d'une force invincible, ce qui L'inciterait à rassembler tout un peuple autour de Lui, de nous attaquer et de nous détruire tous en fin de compte. (NB : une telle crainte est tout à fait indiquée s'il s'agit d'un dieu si puissant !)...

[MDD 1.27.4] Alors, les dix répondirent : "O dieu de parfaite justice ! Pense à ce qui est possible et à ce qui est impossible ! (N.B. Fallait-il donc que le dieu le plus sage, le plus puissant et le plus juste se fasse instruire des choses possibles ou impossibles par ses serviteurs ?!) Vois : premièrement, ils tomberaient sur toi et sur nous en grand nombre et nous anéantiraient tous si nous nous mettions à assommer un seul d'entre eux ; deuxièmement, souviens-toi du récipient placé au-dessus des étoiles dont Caïn nous a souvent parlé. Si nous commençons à commettre des horreurs, que nous arrivera-t-il ? (NB : ainsi le grand et puissant dieu avait encore peur du vieux Dieu ?)

[MDD 1.27.5] Vois : Hanoc leur parla de la sorte : "Ecoutez bien mes puissantes paroles qui vont vous faire connaître ma volonté : que chacun de vous, mes dix serviteurs les plus fidèles, aille occuper une des dix villes ; qu'il y règne en mon nom, fasse des lois selon les justes critères et veille minutieusement et sévèrement à leur stricte observation ! Si l'un de vous se relâchait dans son juste zèle, j'établirais sur lui le plus fidèle et diligent d'entre vous. Je vous reconnaîtrai selon les fruits que vous récolterez ! Le premier qui m'apportera les dons correspondant à la juste estimation de ma sainte majesté sera aussi le premier à récolter les louanges de la justice ; et j'accepterai le peu qu'il m'apportera comme si ce peu était beaucoup ; toutefois, ceux qui viendront plus tard devront m'apporter beaucoup, et je le prendrai comme si c'était peu, vu que je pourrai mesurer ainsi leur paresse ou leur activité et leur accorder ensuite soit des louanges, soit un juste blâme ; quant au dernier, il sera remis au premier, afin qu'il s'améliore en zèle et en sévérité dans sa conception des justes choses. Car une sévère justice est l'unique fondement du royaume que nous possédons en propre.

[MDD 1.27.8] (NB : De telles réflexions à Mon sujet et de bien pires encore, Me parviennent de nos jours de la part de centaines de milliers d'humains qui cachent leur véritable sottise sous le couvert d'une raison totalement obscurcie et la déposent sur Mon trône, s'adorant ainsi eux-mêmes ; à présent, ils ne se nomment plus "dieux", car ce nom est trop ordinaire et quelque peu niais -, mais "philosophes", "savants humanistes", ou encore "professeurs" et "docteurs" de toutes sortes. Ceux-ci, de la pire espèce, veulent même Me contraindre à fréquenter tout d'abord leurs écoles avant de prétendre être un Dieu pour les super-professeurs de cette grande époque de lumière ; et Moi, Je te dis qu'un ver de terre possède davantage de raison qu'eux, bien qu'il ne soit pourvu que d'un seul sens. Et Je te dis encore que tous ces gens-là feront sous peu de bien gros yeux -, tout en continuant à ne pas voir davantage qu'une taupe et à ne pas mieux entendre qu'un poisson dans l'eau, vu que celui-là n'a ni voix ni ouïe.

[MDD 1.27.12] Lorsque les serviteurs se retrouvèrent dans leurs appartements, Kad (le voleur) leur adressa la parole en disant : "Mes frères ! Nous avons encore Caïn comme père et avons vu le patriarche Adam et son épouse Eve qu'Hanoc ne connaît pas, n'a pas vus et ne verra jamais. Voyez Caïn, qui était un malfaiteur comme aucun de nous ne le fut et ne le sera jamais, s'est tourné vers le Dieu d'Adam et obtint de Lui ce qu'il voulait.

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